<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Clopineries</title><link>http://clopinet.canalblog.com/</link><description>J&apos;en suis encore &#xe0; m&apos;demander
apr&#xe8;s tant et tant d&apos;ann&#xe9;es
&#xe0; quoi &#xe7;a sert de vivre et tout
&#xe0; quoi &#xe7;a sert en bref d&apos;&#xea;t&apos;n&#xe9;
F. B&#xe9;ranger</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 25 Nov 2009 05:52:27 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Revenir au Havre : les regrets et Patrice Delbourg</title><dc:creator>ClopineT</dc:creator><link>http://clopinet.canalblog.com/archives/2009/11/23/15898479.html</link><category>Listes, explications, regrets et plates excuses</category><comments>http://clopinet.canalblog.com/archives/2009/11/23/15898479.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clopinet.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15898479/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clopinet.canalblog.com/archives/2009/11/23/15898479.html</guid><description>&lt;p&gt;Arriver au Havre de nuit, passer, devant Harfleur, par ce plat paysage o&#xf9; des fum&#xe9;es claires enveloppent les masses sombres de b&#xe2;timents indistincts, ponctu&#xe9;s de centaines de lumi&#xe8;res &#xe9;toil&#xe9;es, c&apos;est assez fantastique, je dois le reconna&#xee;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J&apos;ai travaill&#xe9; quatre ans de ma vie au Havre mais, faisant&amp;nbsp; l&apos;aller et retour quotidiennement depuis Rouen,&amp;nbsp; par le train, je ne m&apos;attardais&amp;nbsp; pas dans la ville. Je la traversais juste, d&apos;un pas press&#xe9;... Je l&apos;ai toujours trouv&#xe9;e&amp;nbsp; disons froide ;&amp;nbsp; ses habitants la trouvent, eux, a&#xe9;r&#xe9;e, ouverte, sous un grand pan de ciel : lumineuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un Havrais (de vrai, comme dirait Patrice Delbourg se gourant dans la d&#xe9;dicace du dictionnaire des Papous en&amp;nbsp; me prenant pour une typique habitante de l&apos;endroit) trouve les ciels rouennais &#xe9;triqu&#xe9;s, d&#xe9;coup&#xe9;s chichement au travers des toits des maisons. IL ne respire bien que dans la grandeur quadrill&#xe9;e de la ville, dessin&#xe9;e par un Perret, pr&#xe8;s du bruit de la mer. Un Rouennais, lui, grelotte sur l&apos;esplanade de la Mairie. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;avais donc froid, d&apos;autant que je sais d&apos;exp&#xe9;rience la d&#xe9;ception du jour sur la nuit. Samedi soir,&amp;nbsp; la nuit d&apos;automne faisait son office malgr&#xe9; les efforts des hommes pour l&apos;an&#xe9;antir : elle rendait l&apos;endroit magique... Mais le jour, je suis bien plac&#xe9;e pour savoir que les fum&#xe9;es des usines sont bien sales, l&apos;activit&#xe9; industrielle d&apos;une cruaut&#xe9; barbare pour son environnement naturel, et la ville du Havre aux mains d&apos;une classe politique avant tout mue par la recherche du profit individuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela faisait si longtemps que je n&apos;&#xe9;tais pas venue au Havre - mais j&apos;avais justement relu, par hasard, les premi&#xe8;res pages de Queneau&amp;nbsp; sur son enfance havraise, avec ses parents tr&#xe9;pignant de joie &#xe0; son arriv&#xe9;e au monde : et justement les Papous ont utilis&#xe9; ce passage pour un de leurs jeux. le Th&#xe9;&#xe2;tre de l&apos;H&#xf4;tel de Ville avait la &amp;quot;bonne jauge&amp;quot; pour la s&#xe9;ance d&apos;enregistrement public. IL m&apos;a cependant sembl&#xe9; apercevoir quelques Rouennais (comme l&apos;ex-chanteur du groupe de la Familia) dans le public : sans eux, serait-il rest&#xe9; des places vides ? C&apos;aurait &#xe9;t&#xe9; dommage, tant la soir&#xe9;e fut d&#xe9;licieuse. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;aipens&#xe9; &#xe0; Cactus, et &#xe0; Lavande, pendant la soir&#xe9;e. Cactus ferait son miel d&apos;une fr&#xe9;quentation assidue de Patrice Delbourg, ma&#xee;tre absolu du calembour, et Lavande devrait, d&apos;apr&#xe8;s moi, s&apos;affilier &#xe0; l&apos;OULIPO et participer &#xe0; quelques uns de leurs stages et ateliers. (M&apos;enfin, ce que j&apos;en dis)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai beaucoup ri, me suis forc&#xe9;e &#xe0; aller voir les auteurs &#xe0; la fin, pour la s&#xe9;ance de d&#xe9;dicace. Je devrais en &#xea;tr pleinement contente, mais mon malheureux caract&#xe8;re m&apos;emplit cependant de regrets. IL me semble aujourd&apos;hui &#xe9;vident que je n&apos;ai pas fait ce que j&apos;aurais d&#xfb; faire : entamer une vraie conversation avec Patrice Delbourg...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, j&apos;aurais pu&amp;nbsp; lui dire que je suis pleinement d&apos;accord avec lui, sur son jugement litt&#xe9;raire sur Fran&#xe7;oise Sagan. Quand il l&apos;a exprim&#xe9;, samedi soir, le public a un peu r&#xe9;agi : le r&#xe9;cent film sur la vie de Sagan, si bien incarn&#xe9;e par Sylvie Testud, a en effet touch&#xe9; les coeurs. Mais en r&#xe9;alit&#xe9;, je suis d&apos;accord avec Delbourg : Sagan a v&#xe9;cu sa vie comme un long dimanche, une cuiller d&apos;argent dans la bouche, et b&#xe2;clant bien souvent sa t&#xe2;che d&apos;&#xe9;crivain. Le film a fauss&#xe9; l&apos;image... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;aurais pu aussi parler de Bertrand J&#xe9;r&#xf4;me avec Patrice Delbourg. IL y a des ann&#xe9;es, j&apos;avais envoy&#xe9; un jeu de mots &#xe0; J&#xe9;r&#xf4;me, qui m&apos;avait dit l&apos;avoir transmis &#xe0; Patrice Delbourg. J&apos;aurais pu me servir de l&apos;anecdote pour partager avec&amp;nbsp; l&apos;&#xe9;crivain&amp;nbsp; le chagrin encore vif, d&#xfb; &#xe0; la disparition du grand homme de radio qu&apos;&#xe9;tait BJ. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;aurais pu aussi &#xe9;voquer les livres de Delbourg. Cet homme &#xe9;crit sous contrainte, mais en l&apos;acceptant librement : je n&apos;ai gu&#xe8;re lu que deux livres de lui, et j&apos;ai tort, il en a &#xe9;crit beaucoup plus que cela. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;aurais pu aussi lui parler de Beckett : nous&amp;nbsp; l&apos;avons lu tous deux, et de la m&#xea;me mani&#xe8;re... En savourant l&apos;absurde cruaut&#xe9; distill&#xe9;e dans les pages de Watt ou de Murphy, par exemple...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;aurais pu, j&apos;aurais pu... Et je n&apos;ai su que platement&amp;nbsp; mentionner Victor Hugo &#xe0; propos de mon pseudo (j&apos;ai fait d&#xe9;dicacer le livre des Papous &#xe0; Clopine Trouillefou, parce qu&apos;elle aime bien plus cela que Marie de Beaubec !) ou &#xe9;voquer gauchement Toulouse Lautrec posant culotte sur la plage du Crotoy. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bah, ce n&apos;est pas bien grave. J&apos;ai au moins salu&#xe9; Serge Joncour (je n&apos;y &#xe9;tais pas arriv&#xe9;e au Festival d&apos;Automne qui se d&#xe9;roulait il y a quelques ann&#xe9;es &#xe0; Forges les Eaux) et revu Fran&#xe7;oise Treussard. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien que pour cela, cela valait le coup de revenir au Havre, et de traverser sa banlieue &#xe9;tal&#xe9;e l&#xe0; comme l&apos;&#xe9;cume un peu salie d&apos;une vague oc&#xe9;ane s&apos;&#xe9;tale sur le sable.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 23 Nov 2009 10:30:48 GMT</pubDate></item><item><title>La vie avec Clopinou, 5 (ou en guise de provisoire &#xe9;pilogue)</title><dc:creator>ClopineT</dc:creator><link>http://clopinet.canalblog.com/archives/2009/11/21/15874645.html</link><category>Ah mon dieu que la vie est quotidienne</category><comments>http://clopinet.canalblog.com/archives/2009/11/21/15874645.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clopinet.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15874645/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clopinet.canalblog.com/archives/2009/11/21/15874645.html</guid><description>&lt;p&gt;Clopinou a beau &#xea;tre &quot;une bite en dessin&quot; et aimer le boudin, ses premi&#xe8;res notes de &quot;cr&#xe9;ation et culture design&quot; n&apos;en semblent pas affect&#xe9;es : 15 et 17 !&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;eheheh, dit la m&#xe8;re &#xe0; la fen&#xea;tre, pendant que l&apos;oiseau s&apos;envole.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 21 Nov 2009 08:02:39 GMT</pubDate></item></channel></rss>