26 novembre 2009
procès dur, hier !
J'ai assisté, hier, au grand procès entre la Méditerranée, plaignante, et la Littérature, suspecte. La première accusait la seconde de voir des congrès et des conférences surcharger ses rives, rancontant n'importe quoi à son sujet... Mais je dois dire qu'elle m'a (presque) convaincue, quand, les yeux chargés de larmes salées (of course) et assumant la faute, la Méditerranée s'est écriée : "Homère m'a tuer" !
30 octobre 2009
La tendresse de l'âge...
Hélas ! Vous qui n’avez jamais été vraiment convaincu que l’adolescence, prônée par votre époque comme vertu suprême, soit un vert paradis, vous qui n’aspiriez secrètement qu’à la sérénité du vieillard et qui croyiez à la sagesse de la patine du temps, voilà que vous venez de recevoir, d’une main faussement amicale, une invitation pour la Tournée Nostalgie où l’ensemble de votre génération, sacrifiant au dieu Jeunesse, va s’écrasant dans des fauteuils de peluche rouge, et pour quoi donc ? … Pour applaudir, encore une fois, Richard Anthony, Michèle Torr ou Jean-Jacques Debout, flasques décalcomanies tremblotantes de ce qui était déjà, dans votre âge tendre, le pire des langues de bois.
24 octobre 2009
Et oups ! Petite Erreur...
La nouvelle mise en ligne hier, et qu'une vingtaine d'entre vous m'ont fait l'amitié d'aller lire, n'est évidemment pas terminée : il en manque précisément la moitié ! Ahahah ! Bon, je la retire, la retravaille un peu (en remerciant à ce sujet la partie féminine de la feuille charbinoise, particulièrement sagace) et la remets terminée. C'est tout moi, ça.
Sur le site de Dexter, les portraits des intervenautes abondent. Je dois dire que celui de Zoé me touche particulièrement, parce qu'il y a décidément des fils entre Zoé et moi qui tissent comme un cocon commun... Et que j'ai donné entièrement raison à la mère d'Annibal : il était vraiment le plus beau des bébés, encore plus beau que le bébé cadum, qui a des joues trop rouges à mon goût. On était vraiment mimis, tous ! Il manque pourtant le portrait de certains intervenautes, les plus éminents. Paul Edel, ou Opitz, pourraient donner une définition de leur personnage virtuel, non ?
Je dis ça je dis rien...
allez, à plus
CLop
23 octobre 2009
Et hop ! Une petite nouvelle de derrière les fagots...
Ouf, je vais pouvoir passer un week-end serein : je viens de terminer une petite nouvelle qui me trottait dans la tête depuis pas mal de temps. Elle n'est pas fignolée, brute de décoffrage comme d'habitude, je l'ai appelée, vite fait, "une mort accidentelle", mais en fait j'aurais peut-être dû l'appeler "l'écheveau". Je ne sais si j'irai la corriger, si elle en vaut la peine, on verra bien.
Elle est ici : http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre26417.html
ou bien vous pouvez la retrouver en cliquant, sur la colonne de liens, le "cahier de brouillon ouvert à la lecture publique", et après fouiller un peu.
Bien entendu, je l'ai quand même testée sur ma victime habituelle : Clopin. Oh, quand je viens lui dire de laisser là son atelier, pour venir dix minutes devant l'écran, il gémit toujours : si je crois qu'il n'a que ça à foutre, "lui" il ne passe pas son temps à des trucs de ce genre (les "trucs de ce genre", c'est la littérature... soupir !) Pour le décider, je lui rétorque qu'il faut que je sache si ça fonctionne au moins un minimum, et que donc j'ai besoin de l'avis du premier venu, d'un quidam, du pékin de base, quoi, moitié candide moitié pressé... Après cet échange d'amabilités, il me suit, lit... C'est ensuite très simple : s'il va jusqu'au bout, et me dit, l'air patelin, que "c'est vraiment pas mal finalement", j'ai gagné. Je considère que cela marche... S'il se met à soupirer et saute des passages entiers, c'est que j'ai perdu.
Aujourd'hui j'ai gagné. M'enfin, d'un autre côté, ce n'est "que" Clopin, hein...
Bah, on verra bien.
Clo
PS : en fait, pour ne pas vous égarer, et si ça vous tente bien sûr, ili faut cliquer sur le lien "mon cahier de brouillons ouvert à la lecture publique", et puis là une page apparaît. En haut, en rouge, deux petits noms : Clopine T et Clopine Trouillefou, à côté d'une superbe photo versaillaise. Il faut cliquer sur "Clopine T" et là, le premier texte est celui dont je parle "une mort accidentelle". J'ai vraiment fait vite, le texte n'est pas du tout aéré, mais je viens de décider de ne le reprendre que s'il éveille suffisamment la curiosité, disons s'il a au moins vingt lectures quoi ! Voilà.
21 octobre 2009
re- re. (je fais ah ce que je veux, d'abord)
Mince ! J'ai encore grossi !
petit post scriptum (sans rapport)
Mon dieu, qu'il était saoul ! IL prétendait me parler, mais les mots n'arrivaient qu'un à un, lentement, péniblement, au bout de cette langue gonflée, embarrassée comme un périphérique parisien. Et pendant que, patiente, je tentais d'écouter, le rythme de son élocution me convainquait, s'il l'avait encore fallu, qu'il s'agissait bien là d'un débit de boisson.
Clopine
15 octobre 2009
Scrute, scrute...
Ma mère était fort gaie, mais quand je scrutais son regard, intensément, mes yeux dans les siens, je voyais fort bien reflétée la petite tache de tristesse qui, de bas en haut, envahissait sa pupille et prenait la forme de mon propre visage.
06 octobre 2009
Jeu des Biles...
Vous êtes vert, de ne pas trouver la première phrase de votre roman, celui qui va bouleverser le monde et votre charcutière ? Pas de quoi vous faire de la bile. Pillez, pillez sans vergogne. Et puis, demandez au passant qui passe (toi, en l'occurence, ô visiteur aimable de ce blog), de retrouver les trois citations que vous avez utilisées dans cette première phrase :
"C'était à Beaubec la Rosière faubourg de Forges les Eaux, pendant l'horreur d'une profonde vie où les hommes fuyaient, dans la nuit épouvantable..."
Bien entendu, un récit qui commence comme cela ne peut finir que par :
"l'oeil était dans la tombe et regardait Clopin"
Reste plus qu'à garnir le milieu de la tarte (ine)...
Clop (ine)
19 septembre 2009
Soupçon, sulpice et gros toutou.
Certains matins, mon chien, ce gros toutou porté sur le câlin, grimpe jusqu'aux chambres, se plante auprès du lit, bat de la queue et attend la caresse, assis carrément sur la couette. Si une main endormie se lève, et le caresse au cou, le silence du chien devient très attentif, et l'on n'entend plus que les petits "splitchs" de satisfaction de la langue, dans la gueule. Et si, à ce moment-là, le dormeur ou la dormeuse ouvre les yeux, il voit ceux du chien levés vers le ciel, avec un peu de blanc encore en-dessous des prunelles marron, dans une pose qui rappelle immanquablement les images pieuses des Saintes, comme Thérèse, aux yeux extatiques, contemplant le plafond et entourées de roses, telles qu'on les donnait aux petites filles pour les insérer dans les missels, autrefois.
Et là, le soupçon m'envahit : les peintres de notre art religieux avaient-ils bien le droit d'affubler les saintes de telles expressions canines, dans un art finalement très... sulpichien ?
28 août 2009
Un petit jeu...
A quoi donc joue cette belle inconnue ?
tip
tip
tip
fastoche ! Au "ni ouïes, ni nom".
j'allais écrire : bon d'accord, je sors, mais j'oublie que je suis chez moi.
Clopine


