Clopineries

J'en suis encore à m'demander après tant et tant d'années à quoi ça sert de vivre et tout à quoi ça sert en bref d'êt'né F. Béranger

07 novembre 2009

Lettre à mon blog

Mon cher petit blog, 

Je ne m'adresse pas souvent à toi, c'est vrai, et j'ai tort. Parce que depuis que je t'ai créé (et j'ai longtemps hésité, je ne "voyais pas l'intérêt", tout comme une jeune fille de vingt ans ne voit pas bien l'intérêt de faire des enfants...) tu m'as si fidèlement servie : je devrais t'en être reconnaissante...

Pourtant, bien entendu, parfois, je t'envoie au diable. Tu attires les trolls, par exemple, ou bien tu me fais aller trop loin, trop vite. Je pensais me découvrir, et me voici à poil ! Tu peux être aussi un traître, qui, tel le serpent Kaa, me sussurre des paroles flatteuses, pour mieux me poignarder ensuite... Et puis tu es comme le ciel changeant, quotidien ou pesant qui pèse sur nos épaules : tu passes, d'un jour à l'autre, éphéméride de mes pensées futiles, de mes chagrins récurrents et de mes plaisirs enjoués.

Si je devais te donner l'apparence d'un objet, ce serait, sans hésiter, celui du miroir de la Reine de Blanche-Neige. D'abord, la Reine, je l'ai trouvée toujours bien plus belle que cette nunuche de Blanche Neige, avec ses petits lapins et son seau à récurer. Ensuite, comme dans le conte, l'image que tu me renvoies me convient bien, même si, parfois, tu te montres récalcitrant et m'indiques que d'autres, ailleurs, sont bien mieux que moi...

 

N'importe, mon blog, aujourd'hui je te remercie. Parce que derrière mes petits plaisirs narcissiques, tu m'as permis (et comment, sans toi, y serai-je parvenue ?) des rencontres étonnantes et le plaisir rare de traverser le miroir. C'est casse-gueule, certes, mais quand c'est réussi...

Vive toi, tiens !

 

Clopine  

 

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05 novembre 2009

Le goût du thé

J'aime le thé, parfumé, fort, à tout moment de la journée. D'habitude, j'utilise les thés industriels que l'on trouve un peu partout,  Linton, Twinings, ce qui est un peu scandaleux quand on connaît le nombre de thés "bios" qui fleurissent  de plus en plus ( mais je m'habitue à être scandaleuse) . Il faut dire aussi  que le dosage entre la bergamotte et "goût russe" du Russian Earl Grey est vraiment réussi à mon goût, et incomparable de constance d'une boîte à l'autre. Du coup, c'est mon thé quotidien !

Mais ce qui est le plus réussi dans le thé, enfin je trouve, ce sont les noms qui le désignent. Pas plus tard qu'hier, au sortir d'une promenade si pleuvieuse que je me sentais comme un chien mouillé, on m'a proposé de choisir entre une vingtaine de thés, qui tous sonnaient comme des titres de roman : "les quatre parfums", "le thé de la concubine", "les parfums de l'Arabie", etc. Il y avait là, peut-être, un procédé commercial ? Ah, qu'importe, si le plaisir est ainsi décuplé  !

J'avais choisi : "songe d'une nuit d'été". Et quand le serveur, s'approchant avec un plateau doré où une tasse en porcelaine fine, une théière argentée et une soucoupe où trois morceaux de sucre blanc et trois de sucre roux s'offraient à  moi,  m'a déclaré: "Voici votre Songe, Madame", je me suis sentie d'un coup victorienne jusqu'au bout des ongles. Dehors, la pluie redoublait, mais j'aurais pu, jusqu'au mitan de la journée, rester là, seule, un livre de Kipling sur les genoux, accompagnée du petit bruit de la cuillère sur la soucoupe, à me croire en train d'attendre Mrs Dalloway. 

  "Voici votre Songe, Madame" : quelle autre boisson peut-elle être ainsi annoncée ? En la buvant (et c'était excellent), c'était toute la littérature anglaise qui me semblait se presser contre mes lèvres... Oh, ne croyez pas que j'oublie la violence de l'occupation anglaise aux Indes, et le colonialisme, et le déboisement du Sri Lanka, et les calamités qu'une civilisation à la fois barbare et raffinée transporte avec elle. Mais quand il pleut si fort, comment trouver le réconfort, sinon en  savourant le Songe d'un thé si doux !

Clopine

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02 novembre 2009

les mots se pressent, et pour cause...

Voici une traversée du miroir (à savoir : des internautes qui se côtoient "pour de vrai"...)  qui sera aussi une traversée de mots : ils se coupent, s'entrecroisent, c'est la foire d'empoigne pour en placer une... Effet internautique : des habitants de deux îles éloignées mais pourtant proches en viennent à se toucher. Eh bien, bavardages assurés et comme une conversation qui n'aurait attendu que l'allumette du ouèbe, pour s'enflammer !

 

Allez, hop ! j'y retourne...

 

Clopine 

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31 octobre 2009

Trois premières fois (pour Zoé et compagnie)

Je n'aime pas trop répondre aux "tags", ces injonctions de chaîne, mais celle-ci vient de chez Zoé, et peut-on refuser quelque chose à Zoé ? 

Donc voici trois "premières fois"  (en o) :

La première fois que j'ai cueilli un poireau, je me suis retrouvée le cul dans la terre. Echec complet. C'était octobre, ou  novembre, bref la terre bien grasse, étalée sur le bleu d'un jean, évoquait irrésistiblement une autre matière organique... IL me semblait que tout riait du moi. Ce poireau, d'abord, mais aussi tout le potager, et la maison derrière, et le ciel brayon par là-dessus, qui roulait des nuages gris perle, comme on roule des épaules en se moquant d'un ahuri...

J'avais toujours vécu en ville, et je venais de la quitter. J'avais juste apporté, à main droite, un petit enfant, et à main gauche, un chat dans un panier.   Je m'étais installée dans cette longère, où il fallait, si on voulait de la soupe, aller cueillir soi-même ses poireaux. Et je m'apercevais que tout les gestes, même les plus simples, requièrent un apprentissage, de l'attention. Rien n'allait de soi, et si je voulais que cette terre, cette maison, ce potager et ces poireaux m'acceptent, c'était moi qui devais changer... On a bien voulu m'expliquer, et je manie aujourd'hui, avec un semblant d'efficacité, la fourche, le râteau à feuilles, la brouette à bois et le sécateur. N'empêche que la leçon reçue, ce jour-là, le cul barbouillé, trois feuilles de poireau dans la main, et le potager mouillé qui ricanait sournoisement, n'a jamais été oubliée.  

 

La première fois que j'ai mis la tête sous l'eau, j'ai cru mourir, bien sûr mais à l'époque je mourais environ trois fois par jour : quand il s'agissait de partir à l'école (étais-je bien à l'heure ? Quelqu'un allait-il se moquer de ma blouse, où il manquait un bouton ? ), ou bien  d'entrer dans la boucherie acheter des steaks hachés  (la vue des côtes de boeuf accrochées au-dessus de la table à découper me renversait e coeur) ou d'adresser la parole à Jean-Bernard Réfuveille (dont j'étais secrètement amoureuse, ainsi que tout le quartier le savait). Mais mettre la tête sous l'eau... Sentir son nez, ses oreilles, envahis du trouble clapotement de l'eau javellisée de la piscine municipale... Mieux valait rester obstinément dans le petit bassin, où l'on ne risquait pas de perdre pied. Sauf, évidemment, si un imbécile de garçon vous poursuivait, que vous essayiez  de vous accrocher à l'échelle pour sortir, qu'un autre idiot vous en empêchait en décrochant vos doigts de la rambarde, et que, plouf ! Dans un grand jet d'éclaboussures,rejetée en arrière, vous tombiez, tombiez, la tête sous l'eau, et voici que le nez tout seul se bloquait, que vous ne vous noyiez pas, non, au contraire, ce que c'était beau et silencieux là-dessous, que l'eau était douce autour de la tête, et qu'en ouvrant les yeux, un univers d'une  simplicité floue,  inattendue, vous accueillait...

Je suis devenue une bonne nageuse,et les garçons l'ont vite appris, qui devaient rudement se dépêcher, s'ils voulaient me rattraper. 

 

La première fois que j'ai porté des talons hauts, ça m'a fait tout drôle. Je prenais d'un coup cinq centimètres, et il me semblait que mon derrière ressortait à chaque pas, effrontément,  que ma jupe bougeait, remuait, comme une vague autour de mes genoux, attirant le regard comme un drapeau qui flotte au vent, et que le couloir de l'entrée, qui m'était aussi familier que le contenu de mon cartable, s'allongeait  démesurément, devenait comme la pente escarpée d'un dangereux défilé montagnard. Je m'y suis pourtant engagée, relevant les épaules, tentant de ne surtout pas regarder mes pieds. Je suis arrivée à la porte, je l'ai ouverte : le monde de la féminité s'ouvrait devant moi. Hélas, la rainure de l'allée cimentée aussi, qui a attrapé sans ménagement le fin talon , l'a brisé net, pendant que la cheville se tordait sous le coup et que mon corps d'adolescente godiche vacillait, puis  s'abattait, sans aucune grâce, juste devant la porte d'entrée. Quinze jours de plâtre.  Autant vous dire que je lui en ai voulu, à la féminité. Et que la première fois que j'ai porté des talons hauts, ben ça a été aussi la dernière. 

 

Clopine, qui taguerait bien Andrem, tiens, parce que cela fait longtemps qu'elle n'a pas eu de nouvelles de lui et de son rude moine. 

 

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30 octobre 2009

La tendresse de l'âge...

Hélas ! Vous qui n’avez jamais été vraiment convaincu que l’adolescence, prônée par votre époque comme vertu suprême, soit un vert paradis, vous qui n’aspiriez secrètement qu’à la sérénité du vieillard et qui croyiez à la sagesse de la patine du temps, voilà que vous venez de recevoir, d’une main faussement amicale, une invitation pour la Tournée Nostalgie où l’ensemble de votre génération, sacrifiant au dieu Jeunesse, va s’écrasant dans des fauteuils de peluche rouge, et pour quoi donc ? … Pour applaudir, encore une fois, Richard Anthony, Michèle Torr ou Jean-Jacques Debout, flasques décalcomanies tremblotantes de ce qui était déjà, dans votre âge tendre, le pire des langues de bois.

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28 octobre 2009

les Pénélopes

Par mégarde, hier, j'ai versé de l'eau sur du vin, dans un verre, et l'ai avalé. Et une fois de plus, mon enfance m'a sauté à la gorge...

Ma mère faisait partie, incontestablement, des Pénélopes. Je veux dire qu'elle était, à elle seule, le foyer tout entier, le feu et le rempart, la chaleur et la protection, ce vers quoi, inlassablement, tous les siens revenaient, soir après soir. Mais, comme Pénélope, elle était parfaitement capable de mentir. Pénélope défaisait la nuit ce qu'elle brodait le jour. Ma mère, elle, maniait inlassablement le métier à tisser des illusions...

Certains soirs, surtout vers la fin de l'hiver, autour de la table, c'était la fête. Nous avions le droit, nous les petits,  de mettre du vin dans nos verres, rendez-vous compte : du vin, du vrai vin ! Et puis ma mère, passant avec la cruche,  complétait chaque verre d'eau. Elle allait ensuite chercher un gros sac de biscuits secs, et nous les trempions dans l'eau rougie, avant de les sucer avec délices... Une vraie fête, dont nous nous réjouissions.

Ce n'est qu'à l'âge adulte que j'ai, en réalité, décrypté la scène. L'énorme paquet de biscuits, dont les dimensions nous enchantaient, était le moins cher des produits "premiers prix". La marque existe encore, et je pourrais en acheter, si je le souhaitais - mais je sais désormais qu'horriblement pâteux, ces gâteaux de mon enfance sentaient surtout la mauvaise farine, la margarine rance et le sucre trop blanc. Leur seule qualité était leur prix. Et ce n'était pas un hasard si nous devions les tremper longuement dans l'eau rougie : ils étaient si durs, et si secs, qu'autrement nous nous serions étouffés avec !

L'idée de l'eau rougie est un parfait exemple  de ce que ma mère savait faire  du quotidien : elle en tissait une étoffe dorée et recouvrait ainsi ce que la vie pouvait avoir de difficile.  Ce n'est que bien après que j'ai compris ce que ces desserts étaient vraiment : la marque de la pauvreté. Et c'est grâce à ma mère, qui transformait tout ceci en fête, que cette marque glissait sur ma peau, sans y laisser la moindre meurtrissure.

La force et la magie des Pénélopes résident dans cette capacité à réchauffer la nuit la plus froide, à colorer la pièce la plus triste... ON peut toujours se rêver Circé, Calypso ou Nausicaa : rien ne remplace le métier à tisser la vie, celui que manient, la tête penchée pendant que le coeur brûle,  les Pénélopes du quotidien...

 

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26 octobre 2009

Histoire de Tronches...

Bon, je reviens sur le postage de ma tronche actuelle, parce que voilà, j'ai mis ma photo ! Ce qui n'était pas si simple que cela à faire. Une des règles tacites des blogs étant l'anonymat absolu, toute intrusion trop "réelle", (et une photo l'est forcément plus qu'un portrait écrit) fait franchir le miroir. Et c'est dangereux, sur les blogs, parce qu'il ne faut pas confondre le monde virtuel et le monde réel, enfin, à mon sens...

Mais ce qui m'a fait changer d'avis,   c'est le blog de Dexter.

Dexter a lancé l'idée d'une galerie de portraits de blogueurs et/ou de visiteurs-commentateurs, qui ont comme point commun de fréquenter la République des Livres. Mais, là où son idée s'est révélée absolument payante, c'est qu'il a demandé des autoportraits. Et donc, à travers les lignes écrites et les quelques photos (pour ceux qui les postent) mises en ligne, il s'est passé quelque chose de, ah je ne sais pas comment dire cela, d'"éclairant" ??? Les intervenautes se sont mis à parler d'eux,  avec une bonne grâce et une simplicité confondantes, à s'avancer... Pas un portrait qui ne soit juste, du coup, pas une moquerie non plus. Une sorte de juxtaposition, certes, de personnalités vraiment diverses, mais cette juxtaposition s'éclaire d'elle-même, et chose incroyable, il y a une sorte de tendresse qui s'en dégage !!! 

Quand on connaît le "blog à Passou", ses dérives, les blessures qu'il peut procurer parce que les attaques y sont rudes, le fait aussi qu'un livre en  soit déjà sorti ("brèves de blog" édité en 2007 je crois), cette galerie d'autoportraits prend tout son sens : il s'y passe quelque chose, je trouve.  (bon, j'en suis, mais ce n'est pas que pour ça ahahah). Elle est fascinante, parce qu'en transgressant les lois non écrites du genre, elle le renouvelle.

Je pense qu'il ne faut pas aller plus loin, et que la Galerie doit être à la fois préservée mais non prolongée. Elle est comme une photo de ce qu'il y a sans doute de plus difficile à photographier  : une sorte de petite communauté virtuelle, réunie par un "petit dénominateur commun" : Pierre Assouline ...., et ce groupe informel se révèle avoir une espèce de cohésion interne très forte, sur cette "photo" là du moins. Car chaque portrait est à la fois précis et honnête, ce que personnellement je n'aurais pas cru ! 

C'est pourquoi il m'a semblé "honnête" de rajouter ma tronche actuelle à la galerie : pour me mettre au diapason de l'honnêteté des autres...

Et puis, merde. Je suis absolument convaincue de la nocivité des valeurs de mon temps, notamment cette espèce de dictature de la fausse esthétique. Si un Houellebecq a fait sensation, c'est bien parce que, dans ses livres et notamment les deux premiers, il jouait le rôle de l'enfant qui voit passer le Roi Nu ! Je veux dire qu'il dynamitait le discours sur la prétendue "libération" que notre époque aurait mise en place après 68. Car il pointait du doigt ce paradoxe : le "jouir sans entrave" était devenu une obligation, et rendue plus douloureuse encore par la mise en place des nouveaux codes. Malheur à celui qui est moche, vieux, gras, pauvre : l'accès au paradis de la liberté sexuelle lui sera interdit, sans qu'il puisse s'en plaindre puisqu'"officiellement", les barrières sociales sont abaissées, entre les deux sexes notamment. Mais on leur a remplacé des barrières autrement plus redoutables, et il faut voir comment les gens s'épuisent à traquer de leur image ce qui pourrait leur enlever de la valeur sexuelle...

Excusez-moi  ce "pex" bien connu, mais c'est vrai que la dictature de l'apparence donne envie de vomir, n'est-ce pas ? Alors, je m'avance, tant pis. J'ai cinquante ans, les marques d'une vie avec ses joies et ses douloureuses peines inscrites sur ma peau, je ne fais pas beaucoup attention à mon apparence et ma stratégie habituelle, vis-à-vis de mon miroir, est celle de l'évitement pur et simple. Mais  d'abord j'arrive encore à sourire, et puis je suis bien persuadée que la vraie vie est ailleurs... Et j'ai le coeur un peu serré pour les jeunes générations, qui tombent si facilement sous le couperet des codes que sortir dans la rue avec un quelconque manquement à la tenue (tache sur un pull, manque d'assortissement entre le jean et le sweat, etc.) relève de la mission impossible : ma génération se libérait des carcans moraux d'autrefois. La leur s'asservit à l'extrême, sous les carcans modernes de l'ère de la marchandise universelle, à laquelle aucun corps n'échappe désormais...

Certes, en abaissant aussi cette barrière-là, je me mettais un peu plus encore en danger... Mais c'était sans compter sur l'amitié de certains de mes visiteurs ! Parce que cette amitié, pour virtuelle qu'elle est, colore leur regard d'indulgence : comme je les en remercie !  (mais quelque part, je savais bien que je pouvais compter sur eux !)

Clopine

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24 octobre 2009

Et oups ! Petite Erreur...

La nouvelle mise en ligne hier, et qu'une vingtaine d'entre vous m'ont fait l'amitié d'aller lire,  n'est évidemment pas terminée : il en manque précisément la moitié ! Ahahah ! Bon, je la retire, la retravaille un peu (en remerciant à ce sujet la partie féminine de la feuille charbinoise, particulièrement sagace) et la remets terminée. C'est tout moi, ça. 

Sur le site de Dexter, les portraits des intervenautes abondent. Je dois dire que celui de Zoé me touche particulièrement, parce qu'il y a décidément des fils entre Zoé et moi qui tissent comme un cocon commun... Et que j'ai donné entièrement raison à la mère d'Annibal : il était vraiment le plus beau des bébés, encore plus beau que le bébé cadum, qui a des joues trop rouges à mon goût. On était vraiment mimis, tous ! Il manque pourtant le portrait de certains intervenautes, les plus éminents. Paul Edel, ou Opitz, pourraient donner une définition de leur personnage virtuel, non ? 

Je dis ça je dis rien...

allez, à plus

 

CLop  

 

 

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23 octobre 2009

Et hop ! Une petite nouvelle de derrière les fagots...

Ouf, je vais pouvoir passer un week-end serein : je viens de terminer une petite nouvelle qui me trottait dans la tête depuis pas mal de temps. Elle n'est pas fignolée, brute de décoffrage comme d'habitude,  je l'ai appelée, vite fait, "une mort accidentelle", mais en fait j'aurais peut-être dû l'appeler "l'écheveau". Je ne sais si j'irai la corriger, si elle en vaut la peine, on verra bien. 

Elle est ici : http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre26417.html 

 

ou bien vous pouvez la retrouver en cliquant, sur la colonne de liens,  le "cahier de brouillon ouvert à la lecture publique", et après fouiller un peu. 

Bien entendu, je l'ai quand même testée sur ma victime habituelle : Clopin. Oh, quand je viens lui dire de laisser là son atelier, pour venir dix minutes devant l'écran, il gémit toujours : si je crois qu'il n'a que ça à foutre, "lui" il ne passe pas son temps à des trucs de ce genre (les "trucs de ce genre", c'est la littérature... soupir !)  Pour le décider, je lui rétorque qu'il faut que je sache si ça fonctionne au moins un minimum, et que donc j'ai besoin de l'avis du premier venu, d'un quidam, du pékin de base, quoi, moitié candide moitié pressé...  Après cet échange d'amabilités, il me suit, lit... C'est ensuite très simple : s'il va jusqu'au bout, et me dit, l'air patelin, que "c'est vraiment pas mal finalement",  j'ai gagné. Je considère que cela marche... S'il se met à soupirer et saute des passages entiers, c'est que j'ai perdu. 

Aujourd'hui j'ai gagné. M'enfin, d'un autre côté, ce n'est "que" Clopin, hein...

Bah, on verra bien. 

 

Clo 

 

PS : en fait, pour ne pas vous égarer, et si ça vous tente bien sûr, ili faut cliquer sur le lien "mon cahier de brouillons ouvert à la lecture publique", et puis là une page apparaît. En haut, en rouge, deux petits noms : Clopine T et Clopine Trouillefou, à côté d'une superbe photo versaillaise. Il faut cliquer sur "Clopine T" et là, le premier texte est celui dont je parle "une mort accidentelle". J'ai vraiment fait vite, le texte n'est pas du tout aéré, mais je viens de décider de ne le reprendre que s'il éveille suffisamment la curiosité, disons s'il a au moins vingt lectures quoi ! Voilà. 

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21 octobre 2009

re- re. (je fais ah ce que je veux, d'abord)

Mince ! J'ai encore grossi ! 

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