05 octobre 2008
à la manière de...
Les flammes qui lèchent les suppliciés détruisent forcément, à un moment ou un autre, les liens qui les retiennent au poteau. Pourquoi donc Jeanne, cette tête si forte, n'en a-t-elle pas profité pour filer aux champs, au lieu de choisir de finir évaporée ?
Mon âne du Pays de Bray braie : quel animal fractal !
Le Retour du Guerrier est programmé pour aujourd'hui, mais pas la pluie, incessante depuis cette nuit... Ca s'essore, un guerrier trempé ?
( le jeu est de savoir qui j'ai - maladroitement- pastiché; Ca me parait aussi évident que le nez au milieu de la figure, mais cependant, c'est un risque. Si j'ai complètement raté mon coup, on va attribuer mes primesauteries à Fred Vargas, et ce sera bien fait pour moi)
Clopine, revenue d'une "Séraphine" qui la console de ses récents déboires filmographiques. Bon sang, si Yolande Moreau n'obtient pas la prochaine palme d'or de l'interprétation, qu'on me Bégaudise illico.
Commentaires
clopine
Le retour du guerrier, mouillé ou pas, n'est plus ce qu'il fut. Le guerrier n'est plus un héros depuis belle lurette...
J'ai remarqué ça.
Je ne m'en plains pas mais, si j'étais vous, je ne me poserais pas la question.
Bon dimanche humide
moi, beau temps, mais gelé... je hais le froid. Vous dédie mon café brûlant!
ambiance
Ah! comme c'est bon pourtant, jibé, d'y croire un peu...Pas en terme de retour, ce qui signifierait qu'il soit parti, ou qu'on l'ait quitté, mais d'arrivée, d'apparition, d'illumination... Bon, c'est moi qui ai dû mettre quelque substance hallucinogène dans mon café également brûlant. L'air est gris, le ciel est brillant de pluie, non, c'est l'inverse. Je vais écouter le temps passer, sans trépasser.
HIHAN
Oui, eh bien Clopine, si ça peut vous rassurer, sur le Plateau de Thelle, où dont auquel je suis actuellement, ça tombe, mais ça tombe. Hier je suis allé aux girolles en Forêt de Thelle. (j'en ai trouvé 2 Kilos environ et maintenant faut que je les gratte, les lave, les relave, tout càa pour aoir en fin de compte à peine une casserole pleine. Je hais les champignons, cons plein de flotte) On avait l'impression d'être Henri Barbusse dans les tranchées de l'Argonne. Bon, sans les bastos, je vous l'accorde...
Tiens sur Assouline, je vous ai chambrée avec les ânes...suis méchant, sniff....
Allez, un coup de Barbusse, pour jeter encore plus de froid :
(Ce sont des soldats de la Guerre 14-18. Ils sont en permission. Volpatte, Tirette et Blaire sont des soldats, Adolphe est le mari de « la dame ».)
— La vie des tranchées, c'est dur, n'est-ce pas ?
— Euh... Oui... Ah ! dame, c'est pas rigolo toujours...
— Quelle admirable résistance physique et morale vous avez ! Vous arrivez à vous faire à cette vie, n'est-ce pas ?
— Mais oui, dame ! On s'y fait très bien.
— C'est tout de même une existence terrible et des souffrances, murmure la dame en feuilletant un journal qui contient quelques terribles photos de terrains bouleversés. On ne devrait pas publier ces choses-là, Adolphe !... Il y a la saleté, les poux, les corvées... Si braves que vous soyez, vous devez être malheureux ?
Volpatte, à qui elle s'adresse, rougit. Il a honte de la misère d'où il sort et où il va rentrer. Il baisse la tête et il ment, sans peut-être se rendre compte de tout son mensonge :
— Non, après tout, on n'est pas malheureux... C'est pas si terrible que ça, allez !
La dame est de son avis :
— Je sais bien, dit-elle, qu'il y a des compensations ! Ça doit être superbe, une charge, hein ? Toutes ces masses d'hommes qui marchent comme à la fête ! Et le clairon qui sonne dans la campagne : « Y a la goutte à boire là-haut !» ; et les petits soldats qu'on ne peut pas retenir et qui crient : « Vive la France ! » ou bien qui meurent en riant !... Ah ! nous autres, nous ne sommes pas à l'honneur comme vous : mon mari est employé à la Préfecture et, en ce moment, il est en congé pour soigner ses rhumatismes.
— J'aurais bien voulu être soldat, moi, dit le monsieur, mais je n'ai pas de chance : mon chef de bureau ne peut pas se passer de moi.
(...)
— Chacun son métier, mon brave, dit à Tirette, à l'autre bout de la table, un homme dont la physionomie est colorée de teintes puissantes. Vous êtes des héros. Nous, nous travaillons à la vie économique du pays. C'est une lutte comme la vôtre. Je suis utile, je ne dirai pas plus que vous, mais autant.
Je vois Tirette — le rigolo de la bande ! — qui fait des yeux ronds dans la fumée des cigares, et je l'entends à peine dire d'une voix humble et assommée :
— Oui, c'est vrai... Chacun son métier.
Nous sommes partis en douce. Quand nous quittons le Café des Fleurs, nous ne parlons guère. Il nous semble que nous ne savons plus parler. Une sorte de mécontentement crispe et enlaidit mes compagnons. Ils ont l'air de s'apercevoir que, dans une circonstance capitale, ils n'ont pas fait leur devoir.
— Tout c'qu'i' nous ont raconté dans leurs patois, ces cornards-là ! grogne enfin Tirette avec une rancune qui sort et se renforce à mesure que nous nous retrouvons entre nous.
— On aurait dû s'saouler aujourd'hui ! répond brutalement Paradis.
On marche sans souffler mot. Puis au bout d'un temps :
— C'est des moules, des sales moules, reprend Tirette. Ils ont voulu nous en foutre plein la vue, mais j'marche pas ! Si j'les r'vois, j'saurai bien leur dire !
— On n'les reverra pas, fait Blaire.
— Dans huit jours, on s'ra p't'êt' crevés, dit Volpatte.
Henri Barbusse. Le Feu.
Flammarion / J'ai lu.
jibé en guerrier
anonyma
je me propose en guerrier arrivant, débarquant, ... juste pour l'image!
La boisson hallucinogène aidant, vous verrez, "ça va l'faire!", comme disent nos élèves!
(non, deux profs ensemble, dont un don Quichotte dépassé par l'époque sur les deux -moi- faut pas)
Sourire !
(et puis Clo va dire que je marivaude -alors que c'est faux: je rêve...)
NON
Barbusse
c'est toujours le même effet de souffle, comme un obus. Forcément, on pense aussi à Céline.
Aux planqués, idem, on y pense...ceux de l'arrière...les admirateurs des "héros". Aux généraux du Chemin des Dames, aussi...et des bien des tranchées prises et perdues, qui sont tressés, entrecroisées, comme des "sentiers de la gloire"... la gloire.
S.O.S (Service Orthographique de Secours)
Disons, jibé, que vos rêves sont en maraude, et non marris, ni en dommages. Vous m'avez fait sourire, c'est vrai.
Croyez-vous que Clopine vous puisse halpaguer, alpaguer, allepaguer, hallepaguer. Tenant au mot, j'eus un doute sur l'orthographe -suis vraiment has been- et m'en vais consulter le Robert, le gros, le 11 volumes. Hallucinée je reste, point de "halpaguer" sous aucune forme... -sauf erreur- Je lance donc un appel solennel, car, je ne sais pas vous, mais moi je ne peux rester ainsi....Du coup, jibé, j'en ai perdu le fil de mon affaire.
Je vais lire la traduction perso qui m'est offerte, j'en suis toute ébaubie.
Jibé, à nous deux...
Ouh là là, vous semblez quelque peu fatigué, certes, Jibé, mais d'autant plus valeureux. Vous savez, mon opinion est faite depuis les croisades (ou à peu près): les hommes font tout ça pour épater les filles, quoi. Or, ce que les hommes ne savent pas, c'est qu'ils n'ont certes pas besoin d'aller guerroyer pour nous impressionner. Plonger sous un capot de bagnole, ressortir la tête et s'écrier "c'est le carbu !", ça a toujours suffi à alimenter mon admiration...
Excusez mon retard pour vous répondre, mais... over bouquette depuis ce matin, et puis, je l'avoue, j'ai pris le temps d'écouter les Papous, avec Françoise enrouée et Mordillat en forme. Mais je me rends compte que , dès que Dominique Muller manque, la forêt papouasienne me paraît dépeuplée. Faudra quand même qu'un jour, je lui écrive mon admiration, à cette Dominique; Encore que, ça se trouve, question bagnole elle ne vaille rien, va savoir ?
bien à vous
Clo
Chambrons, Màc, chambrons !
Mouette et chambrons, dirait mon camarade Cactus. Vous savez, vous pouvez y aller : figurez-vous que je croque volontiers dans un chorizo, qui est pourtant, au départ, un saucisson d'âne. Bon, c'est vrai que le traitement des ânes au maghreb fleure bon la maltraitance, mais comme les femmes, les enfants, les hommes aussi sont maltraités, cela devient relatif. Encore que, je vois, comme Jo, un rapport direct entre la violence d'une société et la place accordée aux animaux ; mais entre traiter correctement un âne et soigner un bichon obèse, teigneux et névrosé, il y a une marge, non ?
Une des scènes du goût des autres est parfaite à cet égard : la propriétaire à la masse d'un de ces caniches hargneux va jusqu'à insinuer que si son clebs mord, c'est que la personne mordue "envoyait de mauvaises ondes", bref, qu'elle le méritait bien. Ben oui, y'en a qui vont jusque là...
bien à vous, et à votre chat Boufchidor.
Clo
du sucre dans le café, anonyma...
Ah ne passez pas à côté des plaisirs simples; bibi, pour cause de, comment dit-il déjà ce docteur ? "sevrage corticoïdique", je n'ai droit ni au sucre, ni au sel... soupir...
heureusement, le miel de vos mots est toujours là, lui. J'en prends à plein pot, ras la cuillère à soupe...
merci !
Clo
ET AU FAIT, tous, là...
Ben alors ? la réponse de l'énigme ? Des fois, vous êtes étonnant. Je m'attendais, par exemple, à la suite de Sagan, à des épitaphes des uns et des autres (et je m'en pourléchais d'avance) et puis, rien, personne n'a voulu jouer à ça...
Pourtant, ça aurait pu être rigolo. Et si on s'inventait nos épitaphes croisées ? Je pourrais inventer l'épitaphe de màc, d'Assoulline, d'anonyma, de jibé, de Miette, d'autres encore... Bon, ce n'est peut-être pas de très bon goût, mais moi aussi je tuerai père et mère pour un jeu de mots, alors...
Clo
clo
Chiche pour l'épitaphe.... la mienne!
Un ami qui ne rechigne pas devant le jeu des mots, lui non plus, a ainsi formulé son épitaphe à venir (bon buveur de bières (!)devant l'Eternel) : "C'est la fin du fût"...
Trabadja la moukère
"Bon, c'est vrai que le traitement des ânes au maghreb fleure bon la maltraitance, mais comme les femmes, les enfants, les hommes aussi sont maltraités, cela devient relatif."
Dame Clopine: si je vous comprends bien l'enfer c'est (chez) les autres? Me dis que c'est pas vous qui avez écrit ça. Non: pas vous. En tous les cas: ça vous ressemble pas, et c'est tant mieux.
amications bananiates
dib
épitaphe?Clo, anonyma
Epitaphe...la mienne? Et pis quoi encore?
Je fais sourire anonyma (je suis très mauvais en preux chevalier, jamais pris au sérieux tsstsss) et Clopine me cause du carbu...
Mais Clo, je suis encore moins capable de reconnaître un carbu d'un filtre à eau que de guerroyer... Encore que j'ai une sainte horreur de la douleur physique, étant assez peu maso. par nature (et culture... bien que ma parentèle l'eusse sans doute voulu: vous savez, les cathos... t'as jamais assez mal...), déjà trop à faire avec les psychisme (je maîtrise mal, là, mais je m'excerce)...et les pénibles accidents de la vie articulaire ou ventriculaire(ben oui, 50 ans...je commence à rouiller, un peu, mais quand même).
Dites, sinon, on va faire un club...les évadés du cocon familial, les barrés de l'étouffoir, les sortis de la mornitude, les refuzniks du totalitarisme paternalo-maternel...
Alpagué, anonyma, je dirais, "alpagué". EX: "Je n'arrive pas à alpaguer les femmes, même en jouant les preux chevaliers".
J'ai bon? (mon 11 volumes est inaccessible pour le moment).
Miel pour vous deux
et salut à tous!
alpagus, alpaga, alpagum,
jibé, mon 11 volumes persiste dans son refus de "Alpagué", il ne veut que "alpaga/alpaca, qui, outre le tissu que nous savons,est aussi le nom de l'animal dont il provient. Animal ruminant, ça j'aime bien, moi qui suis une ruminante, comprenne qui sait, et qui pratique....Monsieur Littré soi-même, édition 1873, ne veut rien entendre non plus.
Nous v'là bien avancés...(MàC peut-il nous sortir de là... Si vous passez...)
Pour le club, les "barrés de l'étouffoir", me plaît bien celui-là.
Quant à jouer les preux, je vous soupçonne de trop de bonté, me tromp'je?
ALPAGUER
@ Anonyma:
ALPAGUER, v.tr
* Arrêter (le sujet désigne notamment la police)
"Faut bien comprendre ce qu'on était: rien. La veille encore on avait la trouille des flics, ils avaient le droit de nous ALPAGUER avec leurs grosses paluches. Nos hommes c'étaient des voyous. Ils pouvaient nous cogner autant que ça leur chantait."
S.BERTEAUT (Piaf)
Hist. - 1935. Verbalisation de: tomber sur l'alpague (veste ou manteau. 1869. Usuel. La diffusion du verbe a été favorisée par l'initiale alp- voisine de "harper", "arpigner", "arquepincer"
Dictionnaire du français non conventionnel (Jacques Cellard et Alain Rey - Masson, Hachette 1980.
Amications yakademandées
dB
Merci yaka
L'enquête avance... Mais je dirais bien que tomber sur l'alpague, la veste ou le manteau, c'est une synecdoque (ou une métonymie, j'ai jamais su)pour dire la veste ou le manteau en alpaga....Quand la police tombait sur les gens du milieu, qu'étaient bien sapés, des gentlemen. J'y vois du Gabin, Ventura....
Ça me plait bien. Ça fleure bon l'argot.
anonyma alpaguée par le colbac
alpaguer, c'est de l'argot, sûr... vient de ça...attrapper par le col en alpaga.
Sinon... trop de "bonté"... est-ce une qualité?
A plus tard!
Monsieur Jourdain
Figurez-vous, jibé, Di Brazza, que j'argotais sans le savoir, comme l'autre....Et que, dans mon petit esprit tout chiffonné d'orthographe et de rectitude sémantique, j'ai toujours pensé qu'"alpaguer", que j'emploie non rarement, était un mot classique. En fait, c'est de l'argot classique! J'en éprouve un petit bonheur bien agréable pour mon petit esprit qui s'est défroissé sur ce coup-là.
C'est du chic (l'alpaga) et du noble (l'argot).
Trop de bonté, jibé, vous savez bien que c'est une qualité qui, faisant défaut en général, n'est jamais prise pour ce qu'il faut en particulier. Avoir des bontés est, dans la vraie vie, synonyme, à ses dépends, d'avoir des faiblesses, n'est-ce pas? Ça se paie. Le cynisme triomphant, trop de bonté tue la bonté.
Tiens, me voilà alpaguée par mon pessimisme naturel (et culturel..)
anonyma,les mots
les mots, c'est difficile, ...sans le regard, ou la voix, bref, tout seuls... bonté, c'est exactement ce que vous dites, le pire et le meilleur.
Une femme qui attendait cet après-midi même la venue du chevalier n'est pas si pessimiste qu'elle croit...
Je galège, mais, par ailleurs, je crois que votre pessimisme est plutôt un acquis culturel, mais sans doute est-ce parce que je projette.
Ca aussi,tendance à surveiller sur ce média.
(Tiens, me voilà alpagué par ma prudence culturelle, voire dogmatique...)
prudence dogmatique?
Mais si, justement, pessimissima... d'attendre une venue sans avenir.
Je suis affreusement pessimiste, jibé. C'est franchement, nettement, culturel, philosophique, métaphysique. Je suis la plus pessimiste des bonnes vivantes et des joyeuses, car tout cela est parfaitement compatible, mais pas en même temps, pas au même moment.
Une lectrice de Camus et des Anciens -et quelques autres- est même tragiquement ancrée dans le tragique.
Galégez, alpaguez il en restera bien quelque chose! Mais votre "prudence dogmatique" m'intrigue. Cela me semble un oxymore. Quid?
Presque hors sujet
Quand je vois passer Henri Barbusse, je sors mon recueil de notes. Mais "le feu - journal d'une escouade", mériterait d'être copié en entier, appris par coeur...
Citation :
Ce ne sont pas des soldats, ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine — bouchers, ou bétail. Ce sont les laboureurs ou des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés. Ils sont prêts. Ils attendent le signal de la mort et du meurtre ; mais on voit, en contemplant leurs figures entre les rayons verticaux des baïonnettes, que ce sont simplement des hommes.
Chacun sait qu’il va apporter sa tête, sa poitrine, son ventre, son corps tout entier, tout nu, aux fusils braqués d’avance, aux obus, aux grenades accumulées et prêtes, et surtout à la méthodique et presque infaillible mitrailleuse — à tout ce qui attend et se tait effroyablement là-bas — avant de trouver les autres soldats qu’il faudra tuer. Ils ne sont pas insouciants de leur vie comme des bandits, aveuglés de colère comme des sauvages. Malgré la propagande dont on les travaille, ils ne sont pas excités. Ils sont au-dessus de tout comportement instinctif. Ils ne sont pas ivres, ni matériellement ni moralement. C’est en pleine conscience, comme un pleine force et en pleine santé, qu’ils se massent là, pour se jeter une fois de plus dans cette espèce de rôle de fou imposé à tout homme par le genre humain. On voit ce qu’il y a de songe et de peur, et d’adieu dans leur silence, leur immobilité, dans le masque de calme qui leur étreint souverainement le visage. Ce ne sont pas le genre de héros qu’on croit, mais leur sacrifice a plus de valeur que ceux qui ne les ont pas vus ne seront jamais capables de le comprendre.
compatbilité, anonyma, mais si
prudence dogmatique sont deux termes aussi compatibles que votre pessimisme peut l'être avec la bonne vivante que vous êtes, aussi, à d'autres moments. Mais moi c'est un ensemble dont je parle, une posture que j'essaie ainsi de synthétiser.
Je suis prudent, j'ai appris à l'être, à me méfier de moi et de mes (im)pulsions, comme à me méfier des élans d'autrui. J'en ai fait comme un dogme comportemental intime. Toujours être prudent, sans être méfiant, afin de ne pas être fermé. Aucun oxymore (j'aime bien ce mot, j'entends "occis/mort" et je me dis qu'un occis-mort est un pléonasme, passons), je pense. Sinon, je suis moins bon vivant que vous me semblez l'être,même si nos goûts communs vont dans le sens de la vie, mais autant pessimiste -pour autant que je puisse le comprendre de vos paroles et de vos retenues.Quand je pense à l'Etna, je pense d'abord aux sandales d'Empédocle, puis à la beauté. Vous, c'est, peut-être l'inverse... c'est très proche, presque pareil. Là, ds cet exemple, je me sens pessimiste plus que bon vivant. Ce qui chez moi est tjs un effort. Le pessimisme n'en est pas un.
pessimisme bifrons
"prudence domgmatique" m'est apparue comme occise-mortique, oxymorique, parce qu'il me semble qu'une attitude de méfiance, de défiance, de prudence donc, au sens des Grecs, vise à combattre tout dogmatisme, toute position de principe. Le plan logique a dû l'emporter dans ma lecture. Mais je comprends ce que vous dites, et autant pour moi sur l'occis-mort bien vivante que je fais avec mon pessimisme.
C'est vrai que le pessimisme n'est pas un effort, c'est une lucidité.
Quand je pense à Empédocle, je pense d'abord à l'Etna, et la chaussure qu'il n'engloutit pas, verre demi-plein ou demi-vide... Une sandale sans pied ou un pied sans sandale, brûlé par la lave ou gelé par la neige.
Pessimisme sur les deux versants du volcan.
jibé
Je m'aperçois, et j'en souris, que je vous réponds sans même préciser que c'est à vous que je parle, tant j'ai l'impression ce soir que Clopine nous a laissé la clef (avec un "f" à cause du latin... vous voyez que je passe sur la Rdl défoi) la clef de la maison. Elle a fait du feu dans la cheminée, et nous a laissé une bonne bouteille pour que nous puissions deviser...
Merci Clo
dico
Bonsoir. Je suis de retour après une absence de trois semaines pour cause "d'accompagnement à l'hôpital".
Juste pour dire à Anonyma (sans vouloir perturber son tête à tête avec Jibé) qu'il y a un petit dico sympa où l'on trouve (entre autre) alpaguer, c'est:
http://www.tv5.org/TV5Site/alexandria/definition.php?sl=fr&terme=alpaguer&tl=fr&ok.x=0&ok.y=0&ok=OK
je l'ai mis dans mes signets et je m'en sers souvent. Il y a même les conjugaisons.
merci Lavande
Tout de suite dans mes favoris. Mes réflexes étant de papier en ce qui concerne les dico, je n'avais pas "navigué"...
Belle journée à vous.
lavande,
vus ne perturbez rien, vous enrichissez, merci pour ce lien!
anonyma
oui, certainement.
La prudence devrait interdire le dogmatisme, puisqu'elle apprend et invite à se méfier de tout absolu. C'était un peu un jeu avec les mots, mon expression, en même temps que, ainsi que vous l'avez compris, une vraie tentative de synthèse.
Pessimisme... plus ou moins, selon que la sandale reste dans la neige ou que l'on considère l'autre sandale... je vois parfaitement.
Bonne journée.
Salut Clopine, merci pour les clefs!
bonne journée à vous, à tous
Je pensais, jibé, à un autre mot que j'aime infiniment, en français, en italien, mélancolie, malincolia, et qui va bien aux pessimistes quand ils (elles) se re-cueillent plus que de coutume, plus que de raison.
Ce matin, froid, pessimiste et mélancolique est le ciel. Pas envie d'y aller. Allez, oust, un caffè doppio, e fuori.
ALPACINO
Anonyma, je suis passé bien tard en fin bien tôt, en me disant que je posterai bientôt en écoutant un air de cithare...car mieux vaut Léotard que Léautaud...mais quelqu'un maq devancé. Et le bouffre s'est trompé. En fait alpaguer vient d'un tournage à Hollywood , d'un film de Frankenheimmer, quand De Niro, enn rage saiit Al Pacino par le colback.. Al pacino, d'ou to alpacine, et alpaguer....
Et par extension, un petit alpaca est un alpacino....
Vous voyez, cette étymologie d'alpaca, je vous l'ai livrée sanns vigogne, comme l'aurait fait Serge Lama.
De Barbusse à Chevalier, la seule et unique et saisissable fois où, dans Clochemerle, il se fout en colère :
Ce qui fait que le gain de la bataille fut disputé en pleine forêt par deux troupes de fous furieux, stupéfaits d'épouvante, qui ne savaient pas du tout ce qu'ils étaient venus faire là, et qui se battaient comme des sauvages, hurlant, tirant, courant, piquant, assassinant au petit bonheur, avec un bien sincère désir de foutre le camp à toutes jambes, une révoltante envie de ne pas crever tout de suite, et la conviction qui commençait à se faire jour en eux que les grands capitaines de toutes les armées du monde sont certainement les plus beaux fumiers de la création, et qu'ils auraient éprouvé une bien grande volupté, eux combattants, à leur casser la gueule aux grands capitaines, à la leur casser avec raffinements, oui vraiment, à leur enfoncer leurs testicules tranchées dans la bouche, en suprême hostie, plutôt que de casser la gueule à ces pauvres cons d'ennemis qui faisait comme eux cet invraisemblable métier d'il-y-a-pas-de-bon-Dieu, qui consistait à venir se faire découdre la paillasse, à s'arracher les intestins du ventre, à semer son foie, sa rate, son cœur, son gésier et jusqu'à ses couilles au beau milieu de la campagne, et à se dire, avec une dernière gargouillade de l'âme, que des dégueulasses, occupés à se gorger de belles putains bien cochonnes et de mangeailles ragoûtantes, et d'honneurs, de compliments d'admiration, nom de Dieu ! que ces dégueulasses abrités, ces sadiques, ces patriotards à bénéfice avaient monté cette sacrée vacherie d'apocalypse de merde pour avoir meilleure part, tandis qu’il y avait sous le soleil encore plein de poissons dans les rivières, plein d'oiseaux dans les arbres et de lièvres dans les sillons, plein de grains en terre, de fruits aux branches, plein de pays quasi vides et partout plein de femmes toutes moites de désirs solitaires qui manquaient d'un beau mâle à s'envoyer, alors qu'on saignait les plus beaux mâles comme des porcs. Voilà ce qu'ils auraient pensé, ceux de la forêt, s'ils n'avaient été follement fous aux dernières limites de l'inconcevable, ou morts. Et ces derniers n'avaient plus besoin de rien, que d'un peu de terre sur le ventre, non pas tant pour eux, qui s'en foutaient totalement et bien éternellement d'être ou non sépulturés, que pour les vivants, qui ne voulaient tout de même pas se laisser emboucaner par les macchabs.
Gabriel Chevalier
Clochemerle
TEXTE
Formidable ce texte, NON!!!!!! Epatant!!! Et c'est autre chose que Céline. Il y a une force, une colère....ce que j'aime le plus c'est ça:
que ces dégueulasses abrités, ces sadiques, ces patriotards à bénéfice avaient monté cette sacrée vacherie d'apocalypse de merde pour avoir meilleure part, tandis qu’il y avait sous le soleil encore plein de poissons dans les rivières, plein d'oiseaux dans les arbres et de lièvres dans les sillons, plein de grains en terre, de fruits aux branches, plein de pays quasi vides et partout plein de femmes toutes moites de désirs solitaires qui manquaient d'un beau mâle à s'envoyer, alors qu'on saignait les plus beaux mâles comme des porcs.
merci, donc.
bàV
Et ,dites, quels ragots??? pas saisi....Alzheimer, quand tu nous tiens!!!!
Gaby oh Gaby
Il s'agit d'un cafard, vous savez, de ceux qui changent sans arrêt de pseudos pour qu'on ne puisse les suivre à la trace.
Il me "cherche" parce que j'ai osé demander à Traube pourquoi il réattaque LDSL. Doit pas savoir ce qu'est un ragot.
J'ignore le plus souvent ces couilles-molles. A la différence de vous, qui leur faites trop d'honneur en leur répondant ad libitum, fût-ce en les écrabouillant.
Ce qui rend ce texte encore plus saisissant, c'est qu'il tombe brutalement dans un livre dont j'espère bien que vous l'avez lu, tant il respire la bonne humeur paillarde, moqueuse et souriante : là, il ne se moque plus, il gueule.
à NON, MàC, Clochemerle
Alors, cher ami, on n'a pas résisté, et on a eu raison (étudiez la valeur du on): un extrait de ce superbe Clochemerle, Vaux-en-Beaujolais en vrai...là, presque, où je vis. Et pas du tout muséifié, le village, même s'il y a quelques cartes postales à la noix qui vendent le filon Clochemerle et que l'entrée du village marque les deux noms... Vendanges finies, ça sent fort le raisin et l'alcool,...
Le "paradis", i.e le vin doux, premier jet, pas encore fait mais déjà enivrant, est là, rouge framboise, rouge sang -et même si le beaujolais n'est pas un "grand" vin, c'est quand même d'une terre ocre, rouille, âpre, qu'il sort, de pays en dégringolades de teroirs où je vais marcher aussi souvent que possible...
Le Gabriel, il a le suc du pays dans les veines...et le sens tragique, comme le montre ce texte. Parce que des morts, sur la "montagne" (750M au garot, mais on dt la montagne), il y en a eu, et par familles entières, partis avant la vendange, comme d'autres, ailleurs, partis au coeur des moissons... Sans fleur au fusil, rien...Z ont vu l'Argonne, les pays du Nord,...les tripes à l'air, les têtes qui explosent... tout ce que dit le Gabriel...
Et ce putain de pays, laissé derrière, qui ressemble à la Toscane, avec des vignes en marquetterie, de la minutie toute l'année, apprise des Romains, terres toujours retravaillées; des parcelles sans ordre apparent, découpées, lacérées par les héritages, réunies seulement "grâce aux morts" de 14-18, redécoupées depuis...
Faut voir, comme c'était beau, hier,la vigne qui jouait dans les flammes de l'automne, avec le soleil barré, biaisé depuis l'équinoxe...
Là on mesure le terrible, l'effet de contraste...partir un 4 août... avec les vendanges en plan, pour dans un mois... Et se dire qu'on ne verra pas les couchants d'octobre, qu'on n'aura pas le paradis en bouche...
Sur cette saloperie de guerre, un texte de votre serviteur. Je l’ai retrouvé sur Internet, figurez-vous, dans une partie plus large du livre mise à l’insu de mon plein gré…
...Le Onze Novembre. Avec les écoliers rassemblés sous le monument aux morts, écharpe à ras ton nez rougi, touillant du bout de la galoche le gravier gris du cimetière, dans le silence des regards baissés, tu entendais sans bien comprendre le clairon corner lentement la lugubre sonnerie « Aux Morts ». Ce monument couvert de noms en colonnes, sagement gravés au sang (et pourquoi parlait-il d’enfants morts, il y avait là comme une antinomie ; tu l’aurais peut-être comprise si tu avais su qu’avant de mourir, ils criaient parfois maman). Ce monument ceint de quatre obscènes obus liés par d’énormes chaînes marronnasses, montrant une mère muette les yeux dans les mains, tête penchée sur le cadavre de son petit soldat de bois mort couché raide en sa capote de pioupiou. Ce monument entouré d’hommes au regard fixe pour ne pas être perdu, jeunes alors, qui vieilliraient à la même place, un peu ridicules d’encore cacher leurs larmes derrière une moustache tremblante face à des gens dont l’indifférence polie croîtrait avec le temps, allant jusqu’à les supposer responsables d’une guerre qu’ils avaient faite malgré eux. Ils portaient des médailles forgées du métal qui avait tué leurs frères de la boue. Ils portaient des drapeaux dont le rouge rappelait leurs pantalons garance, qui fournirent si belles cibles aux balles ennemies et si bon argent aux filatures de l’arrière. Ils portaient l’auréole d’une gloire tressée par des pouvoirs soulagés de ne pas devoir rendre aux morts des comptes de l’ignominie qui avait brisé leur jeunesse, brisé celle de leurs amours statufiées en éternelles veuves de guerre, brisé la vieillesse de leurs parents soudain orphelins, brisé l’enfance de leurs petits condamnés à grandir sans la force d’un père.
Tu les voyais agrippant des drapeaux, coiffés de calots que l’âge ferait glisser de traviole, le bras confisqué par un obus, le visage haché par un éclat de mitraille, la jambe égarée quelque part dans un champ pourri des Ardennes, dans ces forêts dont les arbres de maintenant ont pour sève le sang des morts de jadis, dans ces pays de cauchemar ouverts à tous vents d’invasion et crevés d’âge en âge par des hordes accourues de l’Est. Mais si le corps se tenait là devant toi, droit comme un if, ou appuyé sur un pilon, ou pire voituré par un proche, l’âme courait toujours cette terre de déraison, Côte de l’Homme Mort ou Chemin des Dames – beau nom pour le plaisir – et l’horreur qu’ils y trouvèrent.
Un jour tu vis une carte postale : le petit Pierre à genoux dans son blanc lit-cage, chemise aux plis sages, yeux clairs pointés au ciel, priant Dieu que Papa soldat revienne. (Celui-ci, en surimpression de la bercelonnette, la moustache bien lissée, lisait attendri une lettre de la mère sur fond de verdure mirlitonnante – alors qu’il pataugeait dans l’indescriptible). Bon sang, ce n’était pas à Lui de l’exaucer, mais à Guillaume, à Joffre, à Nivelle, à tous les autres, à toutes les badernes, à toutes les bedaines galonnées qui auraient été trop lourdes pour jaillir des tranchées, trop raides pour courir sous les rafales, trop délicates pour dormir sur la merde des feuillées ! Oh, rendre les pères, ils le firent. Dans un cercueil. Quand on le put.
Tu t’étonnais de ce voisin dont le seul aliment était du lait : l’ypérite ne t’aurait rien dit. Son régime dura dix ans. Tu ne vis pas cette voisine, apprenant la disparition de l’aimé, glisser avec son sourire l’avis de décès sous une pile de draps, que l’un et l’autre n’en ressortent jamais (d’ailleurs, l’avait-elle vraiment reçu : ses enfants ne le surent qu’après sa mort, le jour anniversaire de son mariage avec l’inoublié). Ni celui-là, arrêtant le travail un certain jour de l’année, non pour le repos mais par incapacité d’affronter autrement qu’à l’écart l’anniversaire de son innommable à lui – ainsi le chat s’isole quand il va mal. Le seul à te faire rire fut la forte tête qui, attendant vainement un ruban mérité, jurait de le refiler à son chien. Le jour enfin venu, il n’eut pas cette audace, s’en voulut, et cessa de plaisanter. Tu ne compris que bien plus tard le silence des hommes du village ou de la famille dès qu’on évoquait La Guerre, dont tu n’avais eu d’échos qu’assourdis : murés dans la douleur, déchirés entre le désir de chasser encore les ombres revenant chaque nuit et la peur de perdre à nouveau leurs voisins de souffrance, taraudés par l’idée que nul ne pouvait comprendre, et qu’au fond, tout le monde s’en foutait. Tu ne les entendras jamais parler des mutins de 1917, ni eux ni personne, d’ailleurs, qui le sut. Ceux-là, morts pour tous, morts pour rien. Pour rien ? Non, pour l’honneur des ganaches.
Toute cette armée en gris sale dont tu ne découvris que bien plus tard l’immensité, tous ces hommes si nombreux et si seuls, la Grande Muette en avait fait des infirmes. Et surtout, des muets.
http://books.google.fr/books?id=knKUN6tbZpAC&pg=PA69&lpg=PA69&dq=le+Onze+novembre++%22capote+de+pioupiou%22&source=web&ots=Nd6bNDGmYC&sig=8qRKLXc51YK14SYyDTeO_5a8tDE&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=1&ct=result#PPA68,M1
(En attendant, Jibé, vous m'avez bien énervé avec votre description, moi qui suis bloqué dans ma région !)
NON, saloperie...
Votre texte me touche, un rien de le dire... mais je le dis quand même...
Bien à vous.
COEUR
Que vous dire NON??? Que vous écrivez comme Barbusse ou Cendrars dans "la main coupée" que vous savez faire surgir cette coupante évidence de la guerre, en allemand "Diese schneidende Anwesenheit des Krieges" comme le dit si bien Remarque????
Votre texte est vraiment superbe, et je parle aec mon coeur en vous le disant, sans flatterie aucune. Les pieds des enfants qui dessinent des croissants de lune dans le gravier, laissant apparaître la terre dessous, comme une blessure...souvenir d'enfance au cimetière d'Appeville dans la Manche. La petite stèle qu'on imagine sculptée par un artiste poussif, et où, en effet, le creux des lettres est souvent de couleur rouge sombre...
Je vais vous dire, merci la RDL. Du moins aura-t-elle permi que je lusse une telle merveille...
Si cela ne vous dérange pas, j'aimerais le lire avec mes 3èmes ,la semaine prochaine .Et pour vous remercier, dès que vous viendez à Paris, je vous invite dîner à la maison.
Merci encore et bàv
MàC
Gloubi glouba
Mon cher Màc,
Si le texte (superbe, en effet) de Non (quel nom!) doit vous conduire à écrire un galimouilla pareil:
"aura-t-elle permi que je lusse"
Peut-être serait-il plus judicieux de vous plonger à corps perdu dans le dernier ouvrage de Bernard Henri Vélib. Là au moins, pas de risque pour vous de perdre votre self control. Et pour nous, comme d'hab: que du plaisir à vous lire. Sans galibouilli.
amications nonnistes
dB
FUTUR ANTERIEUR? COUP DE POMPE DANS LE POSTERIEUR POUR MAC
Oui, mais non. Mon cher Di Brazza, il y a concordance des temps, non??? ICela aura permis, futur antérieur, et que je lusse , subjonctif imparfait... non, ça vous semble boîteux. Et puis faut dire que j'ai dû (Monsieur Dusse, votre forfait!) être influencaé par ce satané film de Cantet.
Regardez, dans le Tour de Gaule, le Préfet ENCOREUTILFALLUQUJELESUSSE..là aussi concordance des pipes, euhhhh...des temps. Passé/Passé...enfin, on a qu'à rempalcer par lise. Ce sera la "lettre avec Lise".. pardon, le ferai plus!!!
amications futurantérieuesques
MàC, réponse par mail !
merci MàC
pour l'alpaguer. Je reviens plus tard, prendre le temps de lire tout ce qui s'est déposé aujourd'hui, lundi trop long, vraiment trop long.
Pan dans mon bec
Mon cher Màc,
Pan dans mon bec, donc. Et toutes mes excuses. Car
à première vue vous n'avez pas tort. Quoique l'usage (en ce cas: que je lise) prévale très souvent sur la règle pour alléger la sauce. Mais, bon: "néanmoins m'aura t'elle permis de lire" me semblerait quand même plus élégant et nous épargnerait un "que je lusse" qui, s'il ne dépare pas dans la bouche du Borgne (lorsqu'il ne parle pas latin), fait quand même un peu tache dans la vôtre. Non?
amications soupréfetauchampes
dB
Gardaou !
Tt, MàC, Encoreutilfalluquesus ! Comme sus à Xérès ! (dire 10 fois très vite)
Continuez comme ça et vous allez redevenir optione, mongaliar ! (segent Laterreur)
Oui, là, vous deux !
Surtout que la vraie faute de not' MàC était à "permi" !
Ben, comme disait mon défunt père, j'en prendrais pas un pour taper sur l'autre !
heu...
Heu... seRgent Laterreur...
BLACK ET D'EQUERRE
C'est vrai, Di Brazza, c'était plutôt lourdingue!!! Encore eût-il fallu que je le visse...mais je n'avais pas de visseuse. Ça doit être pour ça....
amications blackétdequerres
modalités des modes
..."encore que j'eusse ainsi pensé que tout été faux"... lisais-je à l'instant, (Descartes)en cours. Il a fallu faire du sous-titrage. Que n'ai-je su que vous en fussiez là! Et entre Descartes et lui-même, petite visite chez Clo, après que la journée a commencé. Alors, celle-là, je l'aime particulièrement, la règle qui exige qu'après "après que" l'indicatif soit le mode du verbe!!! Comme ça, pour les allergiques à tous les subjonctifs, voilà une belle occasion de les chasser. Le problème, c'est que, contre toute attente, tout le monde use du subjonctif après "après que"....
Tout cela, à prendre avec légèreté, il n'y a qu'à cette condition que c'est digeste....
DAMNED
... que tout ETAIT ....
Super!
dibrazzâne ?
Surtout que la vraie faute de not' MàC était à "permi"
Posté par NON, 07 octobre 2008 à 00:20
C'est certain, Non. Mais pour ce type de "faute" (neuf fois sur dix, de frappe): je ne fais pas partie des régiments de dindons mortifiants qui les soulignent publiquement chez Passou ou ailleurs. La via courriellia est largement sufisante et discrète (ah le charme des chemins vicinaux!) pour ce genre d'exercice quand il s'impose.
Alors je me suis tu. Et ne le regrette pas. Il ne manquerait plus que ça.
Maintenant, pour "lusse", règle ou pas, que celui qui utilise ce temps et cette forme dans un pareil cas me tire une balle dans la tête en premier. Si je ne suis pas mort de rire avant.
Amications dibrazzàdodânes
dB
Oh que de pûtes
A mon avis, une des raisons de la disparition de l'imparfait du subjonctif, outre sa complexité, est sa laideur comique et sa propension à donner dans l'équivoque de même :
Oui, dès l'instant où je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes*.
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes.
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris !
En vain, je priai, je gémis,
Dans votre dureté, vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Mais un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes ;
Et je ne sais comment vous pûtes,
De sang-froid voir ce que je mis.
Ah ! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu'ingénument je vous le dise
Qu'avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez,
Et qu'en vain je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse,
Pour que vous m'assassinassiez !"
Complainte amoureuse, Alphonse Allais
* Un chanteur dont j’ai perdu le nom avait fait cette variante :
Dès que je vous vis vous me plûtes
Et m’épatates.
No comment !
heu...
"Et m’épatâtes."
Oh purée...
Non, m'"épatâtes", c'est du Bobby.
Bobby Lapointe, plus précisément.
Sinon, moi j'aime bien l'imparfait du subjonctif, parce que c'est rigolo, là.
citation assoulinienne : "j'ai rencontré Untel, qui était homosexuel sans que je le susse" (attribué à Marcel Proust).
Quant à l'"après que", c'est vrai : je ne pleurerais pas plus que ça, bibi, si je le voyais partir, le "que" entre les jambes, et l'indicatif aux lèvres...
bien à vous, tous.
Clopine, pressée, là. Je termine ma reprise de nouvelle, je suis excitée comme une puce.
Allez donc sur le site d'un certain Ygor Yanka, vous ne serez pas déçus du voyage. c'est bien écrit, documenté, et parfaitement puant. Pierre Assouline, par contraste, en sort grandi.
Clo
Le "Bar du subjonctif"
Mon cher Non (quelnom!,
in "Le Bar du Subjonctif" disponible ici:
http://www.ebooksgratuits.com/details.php?book=1290
en e-books, PDF ou Word:
"Ce poème est attribué à tort à Alphi, Alphonse Allais, sous le titre :
Épître amoureuse d’un puriste, complainte amoureuse adressée à la danseuse Jane Avril.
Signe d’une appartenance à la tradition orale, toutes les versions de ce poème ne sont pas identiques, certains l’attribuant à Alphonse Allais, d’autres à Georges Courteline.
Nous nous bornerons à citer la source la plus ancienne que nous ayons retrouvé, datant de 1875, retrouvée dans le GRAND DICTIONNAIRE UNIVERSEL DU XIXe SIÈCLE, tome XIV :
Il arrive souvent, lorsque la règle l’exige, qu’un verbe soit mis à l’imparfait du subjonctif ; beaucoup de personnes em-ploient le présent du même mode pour ne pas se donner d’affectation qui prêterait au ridicule.
Les lignes suivantes ont paru, il y a déjà quelque temps dans le Journal de Genève qui les rapportait sans en indiquer la source. C’est un badinage sans doute, mais un badinage ins-tructif, puisqu’il est destiné à nous démontrer qu’au-dessus de toutes les règles de grammaire, il y en a une qu’il faut observer avant tout, c’est le goût.
Il faut maintenir l’imparfait du subjonctif mais il ne faut pas en abuser, comme on l’a fait, par plaisanterie d’ailleurs dans les vers suivants :
Suivait in extenso le poème « Épître amoureuse d’un pu-riste » cité plus haut.
Notre campagne médiatique a fait resurgir (ressurgir, avec deux esses, il me semble que cela sourd mieux !) des mémoires ces quelques strophes qui ont fait partie des épreuves obligées des bizutages d’hypokhâgne et de khâgne et qui ont amusé les potaches jusqu’à la dernière guerre.
Autre version :
Tout d’abord vous m’idolâtrâtes,
Puis ensuite vous me trompâtes,
Je n’aurais pas cru que vous le pussiez,
Ni que, mon rival, vous l’aimassiez.
Il fallait que je vous écrivisse
Et que tous les jours je vous visse
Pour que vous me le répétassiez…
Vous ne m’aimiez plus ; il fallait que j’eusse
Assez de force pour que je pusse
Prendre mon cœur sans que vous le retinssiez
Pour pas que vous ne l’abimassiez.
Combien de cruautés vous eûtes !
Que de noirs projets vous conçûtes
Pour que vous m’ensorcelassiez
Et que vous me poignardassiez !
Oui, dès l’instant que je vous vis,
Sachez de moi que vous me plûtes !
De l’amour qu’à vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes.
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que je vous rendis !
Combien de soupirs je perdis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous appris !
En vain je priai, je gémis ;
Dans votre dureté, vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis !
Ah ! Fallait-il que je vous visse !
Fallait-il que vous me plussiez !
Qu’ingénument je vous le disse,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !
Fallait-il, Madame, que j’en vinsse
Qu’à vos fers vous me retinssiez ?
Que, pour quelque temps, je m’abstinsse,
Et plus épris je redevinsse,
Sans que compte vous m’en tinssiez.
Fallait-il que je me complusse
À jurer sans que vous me crussiez
Et que trop tard je m’aperçusse
Qu’il fallait qu’alors je mourusse
Sans qu’aucun gré vous m’en eussiez !
Dans ce que nous venons de lire, le XIXe siècle pudibond avait creusé la tombe de l’imparfait du subjonctif et c’est pour ces mêmes raisons qu’il a été refoulé au fond de nos mémoires.
C’est à l’époque de la Restauration que les manuels de grammaire ont considéré qu’il était malséant de les utiliser et, lorsque c’était possible, qu’il fallait les remplacer par des infini-tifs."
Ce bouquin est si tonifiant que je vous l'envoie d'ores et déjà en format PDF.
Amications àtrèbientôttes
dB
Le "Bar du subjonctif"
Mon cher Non (quelnom!,
in "Le Bar du Subjonctif" disponible ici:
http://www.ebooksgratuits.com/details.php?book=1290
en e-books, PDF ou Word:
"Ce poème est attribué à tort à Alphi, Alphonse Allais, sous le titre :
Épître amoureuse d’un puriste, complainte amoureuse adressée à la danseuse Jane Avril.
Signe d’une appartenance à la tradition orale, toutes les versions de ce poème ne sont pas identiques, certains l’attribuant à Alphonse Allais, d’autres à Georges Courteline.
Nous nous bornerons à citer la source la plus ancienne que nous ayons retrouvé, datant de 1875, retrouvée dans le GRAND DICTIONNAIRE UNIVERSEL DU XIXe SIÈCLE, tome XIV :
Il arrive souvent, lorsque la règle l’exige, qu’un verbe soit mis à l’imparfait du subjonctif ; beaucoup de personnes em-ploient le présent du même mode pour ne pas se donner d’affectation qui prêterait au ridicule.
Les lignes suivantes ont paru, il y a déjà quelque temps dans le Journal de Genève qui les rapportait sans en indiquer la source. C’est un badinage sans doute, mais un badinage ins-tructif, puisqu’il est destiné à nous démontrer qu’au-dessus de toutes les règles de grammaire, il y en a une qu’il faut observer avant tout, c’est le goût.
Il faut maintenir l’imparfait du subjonctif mais il ne faut pas en abuser, comme on l’a fait, par plaisanterie d’ailleurs dans les vers suivants :
Suivait in extenso le poème « Épître amoureuse d’un pu-riste » cité plus haut.
Notre campagne médiatique a fait resurgir (ressurgir, avec deux esses, il me semble que cela sourd mieux !) des mémoires ces quelques strophes qui ont fait partie des épreuves obligées des bizutages d’hypokhâgne et de khâgne et qui ont amusé les potaches jusqu’à la dernière guerre.
Autre version :
Tout d’abord vous m’idolâtrâtes,
Puis ensuite vous me trompâtes,
Je n’aurais pas cru que vous le pussiez,
Ni que, mon rival, vous l’aimassiez.
Il fallait que je vous écrivisse
Et que tous les jours je vous visse
Pour que vous me le répétassiez…
Vous ne m’aimiez plus ; il fallait que j’eusse
Assez de force pour que je pusse
Prendre mon cœur sans que vous le retinssiez
Pour pas que vous ne l’abimassiez.
Combien de cruautés vous eûtes !
Que de noirs projets vous conçûtes
Pour que vous m’ensorcelassiez
Et que vous me poignardassiez !
Oui, dès l’instant que je vous vis,
Sachez de moi que vous me plûtes !
De l’amour qu’à vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes.
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que je vous rendis !
Combien de soupirs je perdis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous appris !
En vain je priai, je gémis ;
Dans votre dureté, vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis !
Ah ! Fallait-il que je vous visse !
Fallait-il que vous me plussiez !
Qu’ingénument je vous le disse,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !
Fallait-il, Madame, que j’en vinsse
Qu’à vos fers vous me retinssiez ?
Que, pour quelque temps, je m’abstinsse,
Et plus épris je redevinsse,
Sans que compte vous m’en tinssiez.
Fallait-il que je me complusse
À jurer sans que vous me crussiez
Et que trop tard je m’aperçusse
Qu’il fallait qu’alors je mourusse
Sans qu’aucun gré vous m’en eussiez !
Dans ce que nous venons de lire, le XIXe siècle pudibond avait creusé la tombe de l’imparfait du subjonctif et c’est pour ces mêmes raisons qu’il a été refoulé au fond de nos mémoires.
C’est à l’époque de la Restauration que les manuels de grammaire ont considéré qu’il était malséant de les utiliser et, lorsque c’était possible, qu’il fallait les remplacer par des infini-tifs."
Ce bouquin est si tonifiant que je vous l'envoie d'ores et déjà en format PDF.
Amications àtrèbientôttes
dB
Miammm !
Oh là là, n'en jetez plus, la cour est pleine !
Et je copie-colle de ce pas !
Une question technique : je n'arrive pas à refermer l'e-book autrement qu'en éteignant mon ordi, ce qui est long et barbare. Qui peut me donner la manip à faire, je n'ai que la "main" adobe sur mon écran et ne eux que, comme Henri III, tourner les pages...
...et le passé simple?
Ce poème est aussi à la gloire du passé simple, également bizarre euphoniquement. Ce qui est étonnant c'est qu'il a quasiment disparu en Français alors qu'il est "normalement" utilisé dans beaucoup d'autres langues: Anglais, Italien, Espagnol... Et il a une valeur (action dans le passé,ponctuelle et terminée) dont on perd la nuance avec le passé composé ou l'imparfait. Mais bien sûr : "vous prîtes la porte dès que vous vîtes que je m'énervais" sonne un peu snob!
A LA POINTE, DURAS
Et je veux rendre à ma façon
grâces à votre graisse à masser
Votre saindoux pour le corps c'est
ce que mes vers pour l'âme sont
De tout ce qu'à ma peau me fites
combien fus-je épaté de fois
Combien à vous qui m'épatâtes
mon bon petit cœur confus doit
Voici, messieurs le refrain dudyct Bobby Lapointe, dans sa chanson "Je suis né au Chili". Je me suis peut-être gourré quelque part. Vous voudrez bien m'en excuser , Messeigneurs!
Bobby Lapointe écrit d'ailleurs, ailleurs
mon père est marinier dans cette péniche
ma mère dit "la paix niche dans ce mari niais"
mon père est habile
et ma bile est amère
car mon père et ses verres
ont les pieds fragiles....
bon appétit, Seigneur Malherbe et vous Sire Vaugelas...
Bobby
Monsieur MaC:
Ah permettez de grâce
Que pour l'amour de Bob monsieur l'on vous embrasse.
Bon, c'est Clopine qui le fera de ma part, hein.
Ta katie t'a quitté.
Je ne veux pas devenir une angevine de poitrine.
Elle a pris du champ dans le pré.
Des catins décaties taquinaient un cocker coquin.
Bon bon, je suis intarissable et je ne me calme qu'en écoutant une leçon de guitare sommaire.
ça se gâte...
1. [le poisson amoureux déçu s'en va ....] noyer son dépit de poisson au débit de boisson (Bobby Lapointe, toujours)
2. svp savez-vous de qui est
"viens sur mon sein doux pour y
pour y goûter les charmes de la vie d'ange"
(citation approx.)
POISSONNE NE RIT. PAR THON!!!
Boby Lapointe
Il était une fois
Un poisson fa.
Il aurait pu être poisson-scie,
Ou raie,
Ou sole,
Ou tout simplement poisson d'eau,
Ou même un poisson un peu las,
Non, non, il était poisson fa :
Un poisson fa,
Voilà.
Il n'avait même pas de dièse,
Et d'ailleurs s'en trouvait fort aise;
«C'est un truc, disait-il,
A laisser à l'écart,
Après, pour l'enlever,
Il vous faut un bécarre,
Et un bécarre,
C'est une chaise
Qui a un air penché et pas de pieds derrière;
Alors, très peu pour moi,
Autant m'asseoir par terre,
Non, non, non, non, non, non, non,
Pas de dièse.
Quoi vous avez le front de trouver cela beau,
Un dièse qui vous suit partout comme un cabot ?
Comme il disait ces mots, passait sur le trottoir
Un cabot très truité, qu'il avait vu trop tard,
Et qui avait ouï la fin de la harangue
«Ut ! dit Fa in petto.»
J'ai mal tenu ma langue
Ça pourrait me coûter poisson !
C'est comme ça qu'on dit en langage poisson,
On ne dit jamais : cher,
on dit toujours : «poisson»
«Je crois bien que j'ai mis la queue dans la saucière»
Encore une expression de ce langage-là
Qu'on emploie au lieu de :
mis les pieds dans le plat »
Mais le cabot hautain, passait sans sourciller.
Cependant, quand il fut passé plus qu'à moitié,
D'un grand coup de sa queue,
Il te souffle ta Fa-a-a-
Et Fa, assez froissé, parti cahin, cahin, caha :
«ll s'en allait soigner son dépit de poisson
Au débit de boisson »
Il était une fois
Un poisson FA.
Freddy
Bon, j'ai pas lu tous les livres alors je n'ai aucune idée de qui vous avez voulu pasticher et quelques heures avant le week-end je n'ai pas la force de lire les 60 commentaires pour savoir s'il y a eu une réponse.
Mais je sens que je vous ai troublé avec cette histoire de Fred Vargas. Allez, ce n'était pas une insulte. Ok elle fait la rentrée littéraire et c'est un peu tout le temps pareil. Mais cette femme a une vraie culture (elle est archéologue au CNRS je crois), et c'est loin d'etre la pire de nos écrivains a succes. Elle est presque aussi loin de Marc Lévy que Philip Roth pour reprendre une comparaison que vous avez faite sur le RDL.
Bref je vous conseille d'en lire un ou deux, un jour ou le soleil tape fort et ou James Joyce semble un peu aride.
Mix au Matos.





