15 mai 2008
IL y a des gens que j'aime, à Gottingën..; (et sur la RDL)
Bon, je suis arrivée au bout, je crois bien, du petit chemin parcouru sur "La République des LIvres". Oh, je m'interdis pas de reprendre la route un jour, n'est-ce pas. Et j'irai bien entendu lire les billets d'Assouline, voire y réagir ici même, chez moi. Mais participer aux commentaires, au forum, plus pour l'instant. Disons que je vais "faire un grand détour ou bien me fermer les yeux".
C'est le troisième forum où il m'arrive pareille mésaventure. Mais cela doit être dû, aussi, à mon idéalisme, ou plutôt à mon penchant à l'idéalisation, à la piédestalisation. Je m'explique cela par ma nature psychologique, c'est certain, mon besoin d'admirer. Sans être une groupie, j'investis certaines rencontres beaucoup plus que d'autres... Mais pas seulement. La relative "solitude" dans laquelle je vis me conduit à être facilement émerveillée des rencontres du Net. Comment ! Voilà des gens que je ne rencontrerai jamais, avec qui je n'ai même aucune chance d'entrer en contact, et avec qui je peux néanmoins, sur un relatif pied d'égalité, communiquer. Une chance absolue, un rêve. Je me souviens de ma découverte, il y a un an et demi, de la "république des livres". Non seulement on y parlait avant tout de littérature (contrairement au défunt forum télérama ou à Défense de France Culture), ce qui me convenait bien, mais encore je m'y sentais comme un poisson dans l'eau.
Les passouliniens, cultivés, bavards, diserts, parlaient d'un monde littéraire, mais aussi ouvraient les portes de leurs armoires et de leurs bibliothèques. Et comme moult d'entre eux sont des universitaires, des chercheurs, des intellectuels de bon niveau, des passionnés et des érudits, imaginez ma tête, passant des champs brayons à des discussions sur tel manuscrit traduit du grec au 6è siècle par un érudit arabe habitant à Cordoue, résonnant jusqu'à nous - ou telle comparaison éblouissante entre Flaubert et Zola, ou telle promenade fellinienne, emplie de couleurs et d'odeurs, dans la cité de Rome. J'en aurais sauté de joie au plafond, et c'est un peu ce que je faisais sur le forum. Des petits sauts clopiniens de cabri, de chevrette de Monsieur Seguin. reniflant la bonne odeur du thym, du romarin, de la culture, du savoir et de la passion...
Comme souvent sur les forums de la Toile, les gens se livraient aussi, par petits bouts. Et je crois qu'au-delà de l'érudition et des propos plaisants, c'était ce que je préférais. J'ai toujours aimé me balader dans une ville, et regarder du trottoir les fenêtres éclairées, la nuit, qui découpent leurs cadres lumineux et détachent les objets de vies inconnues. J'adorais, jeune fille, arpenter uit, et m'imaginer ainsi vivre de multiples existences ... Chez Assouline, les internautes ne sont pas très nombreux à se pencher à leurs fenêtres. Les passouliniens sont de sacrés bavards, mais ils tendent plus à monter à la tribune qu'à ouvrir les portes de leurs appartements privés. Néanmoins, certains d'entre eux (et donc moi la première, en guise de remerciements et de partage, moi qui ne peux donner grand'chose d'autre ; mais à défaut d'avoir un avis autorisé sur la littérature grecque du siècle d'or, le Vè avant Jésus-Christ, ou de bien parler des littératures que j'aime, je me reconnais quand même la qualité de fine lectrice, hein !) laissaient échapper, comme un pan de chemise rebique et dépasse d'un pantalon, des petits bouts d'eux-mêmes, que je ramassais en priorité...
Oui, mais voilà, là comme ailleurs, le Loup rôde - et j'ai fini par être mangée ; plus on se connaît, plus on se livre, et donc plus on donne d'armes contre soi. Les malveillants ont tôt fait de ramasser ce que vous leur avez donné, d'en faire une boule qu'ils couvrent de crachats, et de vous la renvoyer en pleine figure. Cela fait encore plus mal qu'une banale pierre du chemin, of course... Vos motifs supposés (pourquoi vous êtes là, pourquoi vous écrivez, etc;) sont toujours les plus vils. Vos préoccupations ? Narcissiques et infantiles...
Et puis une certaine lassitude s'instaure, à cause de la futilité, de l'aspect irréel et vain, des rencontres de la Toile. Et puis il y a les malades, les cinglés, ceux qui colonisent les blogs pour répandre la haine, et ceux qui sont par eux-même dérangés. Pour la première fois de ma vie, j'ai été qualifiée d'"antisémite"; Oh, ce n'était pas moi que l'on visait (je suis trop insignifiante pour le Grand Personnage qui éructe à longueur de colonnes chez Assouline), mais Michel Onfray. N'empêche que... ajoutée aux insultes, aux rejets, aux jugements malveillants, cela devenait assez, trop, insupportable. Quelque chose s'est cassé.
Néanmoins, je suis quelqu'un qui n'hésite pas à s'exposer, à se mettre en danger. Dérisoire danger, me direz-vous, que d'écrire au vu de tous ? certes, mais d'aucuns, comme Leiris, n'hésite pas à rapprocher l'art d'écrire à la tauromachie. La corne du Toro virtuelle en vaut bien d'autres. J'aurais donc pu résister à tout cela. Mais pas à la vision de la dérive du forum dans son entier, qui là me navre vraiment.
Car je ne suis pas la seule en cause, loin de là. Le forum d'Assouline, comme avant lui celui de Télérama (et de tout temps celui de DDFC) est ainsi parasité par des thèmes récurrents qui s'infiltrent dans TOUTES les discussions. La shoah, la situation d'israël, le monde musulman, les intégrismes qui se répondent. les affirmations péremptoires à détenir la vérité. Les dogmes qui s'avancent, sous le masque de la raison raisonnante : tout ce que j'abhorre.
certes, la vie littéraire n'est pas à l'abri du "reste du monde", et le nôtre est à feu et à sang. Au contraire, le travail littéraire peut être un précieux allié pour s'ouvrir à la compréhension, même partielle, des enjeux de notre monde -et tout urge, tellement. Mais transformer un forum comme celui d'Assouline en exclusive tribune, c'était trop pour moi. Je ne m'y retrouvais plus. Du tout.
Bien sûr, par ricochet, la fréquentation de "clopineries", (déjà plus que confidentielle, une petite soixantaine de fidèles sur 120 visiteurs quotidiens , 2,40 pages lues chacun, 50 000 clopineurs en deux ans, et au classement Wikio, où je n'apparais même pas dans la rubrique littéraire, mais dans la colonne "divers", je suis dans les 5 millièmes et quelques. Mais bon, y' a pas que la quantité dans la vie, hein. faut voir la qualité. Mieux vaut un petit blog courageux qu'un gros blog paresseux !) ma fréquentation, donc, va baisser, si j'en crois l'outil "provenance des visiteurs de ce blog". Les Assouliniens m'oublieront plus vite que mon ombre, et continueront sans moi. Mais m'en fous, d'abord. J'ai glané là-cas ce qu'il y avait de plus précieux pour moi. Certaines adresses infiniment importantes... Et puis je peux toujours y aller en douce, faire mes courses.
Et j'y ai reçu de magnifiques cadeaux. Des traductions de poèmes albanais, d'un nouveau venu aussi émerveillé que moi, il y a un an...Des promenades romaines... Et même un cadeau d'adieu, d'une des plus belles personnes du blog : la superbe, érudite et si humaine Sapience Malivole, au pseudo flambloyant et rabelaisien. Ce cadeau, je me le rapporte ici, je me l'édite et je me le conserve, na... Comme par hasard "il colle" parfaitement à mon propos du moment, à cette lecture de Proust qui me prend plein de temps. Et le voici :
Τήν εργασία μου τήν προσέχω και τήν αγαπώ.
Mon travail, je le soigne et je l’aime.
Μά της συνθέσεως μ’αποθαρρύνει σήμερα ή βραδύτης.
Mais de la composition me décourage aujourd’hui la lenteur.
Η μέρα μ’επηρέασε. Η μορφή της
Le jour m’a influencé. Sa forme
όλο και σκοτεινιάζει. Όλο φυσά και βρέχει.
Va s’assombrissant. Sans cesse il souffle et pleut.
Πιότερο επιθυμώ νά δω παρά νά πω.
Davantage je désire voir que dire.
Στή ζωγραφιάν αυτή κυττάζω τώρα
Sur cette peinture je regarde maintenant
ένα ωραίο αγόρι πού σιμά στή βρύσι
un beau garçon qui près de la fontaine
επλάγιασεν, αφού απέκαμε νά τρέχει.
s’est allongé, après s’etre épuisé à courir.
Τί ωραίο παιδί : τί θείο μεσημέρι το έχει
Quel bel enfant : quel divin midi l’a
παρμένο πιά γιά νά τό αποκοιμίσει.-
saisi donc pour l’endormir?
Κάθομαι και κυττάζω εδώ πολλήν ώρα.
Je suis assis et je regarde ici longuement.
Και μές στήν τέχνη πάλι, ξεκουράζομαι απ’τήν δούλεψή της.
Et dans l’art encore, je me repose de son labeur.
L’art est la réponse de l’homme au monde, à tout.
(poème de KAFAVIS traduit par sapience Malivole sur le blog de Pierre Assouline, et offert aux partants (edel, soeur Marie des Roses et bibi).
Qu'elle soit ici hautement remerciée, et je lui souhaite un voyage au long cours, sur la Rdl. Elle en représente le meilleur, et fait que malgré tout, j'aurai un bon souvenir de mon passage là-bas, même du pire, n'est-ce pas.
Clopine Trouillefou
Commentaires
Dédale
Je n'ai pas besoin de passouliner pour vous trouver. Chaque humeur de chaque billet me tinte l'écran d'un trébuchant sonneur.
Vous venez chaque fois me prendre par la main, et même si je suis prizailleurs, je viens, quitte à reprtir en courant pour cause de temps manqué.
Ainsi, je suis heureux de pouvoir faire semblant d'avoir lu Proust grâce à vous, dans les salons où je pérore. Car fine lectrice en effet vous êtes et je ne saurai faire mieux en le lisant en vrai.
Beaubec, Balbec, Bolbec, fin bec, repas de merle.
Utopie, peut-être....
bonjour,
Je suis un nouveau venu sur la RdL, qui n'a pas eu tout à fait le temps de la goûter, avant que ça rancisse. N'ayant pas été (encore) agressé, je vais poursuivre un petit bout de chemin avec eux. Ce m'est un réconfort de savoir qu'en cas de gros temps, je pourrai, si vous le voulez bien, m'abriter ici. Nous serons quelques-uns à avoir deux ports d'attache (vous savez l'autre) ; je pense aussi à la petite jeunette Christiane qui sur les blogs n'est pas beaucoup plus âgée qu'Utopy, et qui nous donne déjà du bonheur. Cette Christiane me fait penser à Blandine au milieu de la fosse aux lions. à propos, je ne suis pas arrivé à trouver Blandine sur ILV. Pouvez-vous m'aider ?
de retour
Resté une semaine sans aller faire mon tour sur Clopineries, l'un de mes blogs préférés. Et bien voilà, je reviens, et Pascaline aussi je crois bien. J'aime le ton de ce blog et justement la façon dont son auteur se dévoile. Certes quand on révèle certains aspects de sa personnalité on risque d'être "croqués", mais croqué virtuellement, est-ce bien grave ? Ils sévissent de partout ces gens à l'esprit monolithique, qui sont plus prompts à classifier, étiqueter, clouer au pilori, qu'à donner une dimension humaine à leur argumentation. Tant pis, les grands méchants loups restent ensemble et les petits agneaux changent de prairie !
A propos de moutons, en Irlande, je trouve qu'il y en a moins qu'avant et qu'il y a plus de vaches. Je n'ai rien contre les vaches et je ne veux pas profiter de ce forum pour les insulter lâchement, mais quand même, je préférais les moutons.
En tout cas, l'Irlande, c'était vraiment chouette ! Bon courage pour continuer à clopiner, moi je vais charbinoiser entre deux repiquages et deux désherbages !
oui Clopine
Chere clopine.
Vous dites mieux que moi la lassitude de la RDL,excellent blog par ses sujets, mùaismoi non plus je ne m'habitue pas aux crachats de certains..
mais je suis un fidèle lecteur de votre blog car vous apportez drôlerie, humanité,générosité, quelque chose que je ne trouve plus dans les pages culturelles des magazines féminins ou des hebdos.. comme si la crise économique aidant, il fallait simplement courir au devant du lecteur qui se contente d'acheter des livres des livres sans aimer la littérature. je suis journaliste "culturel". sale boulot ces temps ci... mais par chance je suis en fin de carrière. Un blog comme le votre, des interventions comme celles de Court, de sapience malivole et d'autres sont des trésors.il y a quatre ou cinq ans, je me disais que tout était foutu.. que les "happy few " de Stendhal étaient dispersés et enfermés dans leur rumination solitaire.maintenant je vois que les "happy few" les "happy fous" de dialogue peuvent communiquer par blogs..C'est une grande chance. je pars dans une semaine à Rome.à Rome!!! fou de bonheur avec ma calpurnia.. .j'aurai simplement un crayon et un carnet,et je reviendrai vous dire la promenade heureuse et la chasse au bonheur.. la ville entière comme une fête, comme un dimanche radieux et interminable,, m'attend. e
votre famille m'enchante....comme,parfois, ma tablée familiale(j'ai quatre enfants) me fait crouler de rigolade..a propos de l'alimentation qu'on doit donner à un lapin dans un appartement..et qui bouffe toutes les couvertures toilées de mes dicos.... en attendant, clopine, continuez à nous écrire ,à nous faire partager vos émotions, avec votre délicatesse si singulière..Cultivez votre jardin. moi je vais continuer dans mon jardin de curé et on discutera par dessus le mur. Je pense que quelqu'un comme george sand aurait aimé vos rencontrer et dialoguer avec vous.
pendant ce temps, on drague....
Clopine, avez-vous remarqué que la RdL parle d'un projet de faire lire la Recherche à haute voix par des internautes ? et qu'on peut s'inscrire en ligne ?
Andrem, merci. Mais franchement, se passer de lire Proust... Pourquoi ne pas commencer par vous inscrire au Baiser de la Matrice, de véronique Aubouy ? Nous nous y cotoîerions...
bien à vous
Clopine
Jean-Olliver, mais je compte sur vous pour continuer à hanter la RDL, parce qu'ainsi je pourrai sans honte continuer à la fréquenter...
Blague à part, les portes ici vous sont grandes ouvertes. Pour Blandine, j'ai désormais un peu honte de ce texte. Si vous ne deviez lire qu'une seule nouvelle de moi, je préfèrerais que ce soit " Monsieur J.", (tapez dans la barre de rechecher d'ILv, en haut à gauche.)
Merci mille fois
Clopine
vous n'y couperez pas, La feuille
je compte bien sur un récit complet et circonstancié de votre périple irlandais. Le nôtre, il y a trois ans, avait abouti par la grâce de Clopin à une vidéo "bouffée d'Eire"... A vous de jouer
et merci de vos bons mots, qui me touchent.
Clopine
Ah, Paul,j'ai bien connu un lapin blanc qui vivait dans une tonne à charbon, ce qui fait qu'il était tout noir, et qui, dès qu'il le pouvait, venait délicatement tirer la paille par en-dessous des chaises.
Sacrés lapins. ON a bien raison d'interdire ces "conins" sur les bateaux. Ca vous boufferait une coque en un rien.
Cela me fait penser à une petite histoire désolante, et véridique... merci à vous.
Votre gentillesse à mon égard me touche, mais je m'en voudrais de vous détourner une seule seconde de votre blog. Je souhaite juste que vous y continuiez vos chronique romaines. Et bonjour à Capurnia !
Clopine
VERONIQUE AUBOUY
Elle s'appelle Véronique Aubouy, m'a fait la gentillesse de franchir le miroir et de venir à Beaubec, est une vraie belle personne qui mérite qu'on s'intéresse, et donc qu'on s'inscrive, à son projet si fou.
Hélas ! Sur la RDL? j'ai cliqué et relu le message de Pierre Assouline à son sujet, il y a un an, et j'ai regardé les commentaires du message d'aujourd'hui. Faites le test ! D'un côté, une bienveillance a priori, des remarques fines, un respect des uns et des autes. C'était il y a un an.... Et aujourd'hui. Fiel, fiel et crachat. Pourvu que les amis du blog d'Assouline, vous, Sapience, Montaigne, Lazarillo, puissent reprendre le souffle qui s'éventait là...
Clopine
au fait, mazette !
Au fait, mazette, paul Edel ! Quatre enfants : comme vous y allez !!
Clopine
GILLES DE LA TOURETTE
Moi aussi, j'ai pris du champ, comme disait Maurice....je suis en partie responsable du dégoût de certains à propos de la RDL. J'y replongerai plus tard....
Mais quelques explications valent la peine, j'ai d'aillerus reçun un très beau mail de Pierre Assouline et qui m'a beaucoup touché.
Comme je l'ai dis, je crois ,je préfère un démocrate ordurier à un nazi poli. L'idéal étant , je vous l'accorde, une démocrate poli, mais quoi!!!! on a vu, dans l'histoire terrible du XXème siècle où menaient les ronds-de-jambe, les politesses feutrées, les toussotements retenus....Munich, par exemple.....Ou alors la Croix-Rouge qui visite le camp de Thérésienstadt, où est mort mon grand-père, sans rien voir, et se déclare "hautement satisfaite de sa visite".
Bref, passons. Moi, je vous aime bien, aussi bien Paul Edel, qui porte bien son nom, et ses fabuleuses descriptions stendhaliennes et felliniennes à la fois de Romme, et Clopine. Je me suis éloigné de la RDL, j'y reviendrai plus tard. Je vais vous dire, je ne supporte plus ML. Je lui ai d'ailleurs envoyé un mèl...disons.....salé. Pour qui se prend-il ce faux Juif donneur de leçons, et condescendant...d'une infatuation fantastique. Il ss'est tiré une balle dans le pied. Et à notre cause commune, par la même occasion. il me fait penser à ces cinglés de jury d'agreg, comme l'abruti qui avait voulu me coincer sur les mâchicoulis et les hourds et qui enrageait que j'en sache autant que lui.....
ML, c'est ce que la France peut secréter de pire, la race des Vadius (vadiou, comme dirait l'autre Baronne de Saint-Gapour) et des Trissotins, des demi-soldes de l'intellect....
Clopine, j'ai montré les photos de votre joli ânon brayon à mes gosses. Comme ils étaient contents!!! (ils ont pourtant 12 et 16 ans). Mais, depuis leur plus tendre enfance, dans notre maison de ouikkande près de Chaumont en Vexin, sur le Plateau de Thelle, ils ont eu l'occasion de s'émerveiller sur les naissances des petits animaux. Ils m'ont dit qu'il fallait l'appeler Univers. En tous cas, je vous redis mon amitié et je n'ai jamais un seul instant, une seule seconde éprouvé le moindre mépris pour cette histoire d'âne. J'ai fui le billet d'Assouline sur Proust, déjà pollué par les sarcasmes des cons, lesquels au demeurant, se gardent bien de taper sur ceux sur qui il faudrait taper, tous les antisionistes du blog....
Bon, je suis grossier. Mais je n'aime pas voir souffrir la pauvre humanité de connerie. je préfèrerais encore la voir dormir.....
je vous donne mon mèle, à tout baltazar....
jpgoldschmidt@gmail.com
bien à vous deux. MàC
Broutchmol aux noix!!!!!
Clopine de Beaubec, je vous ai envoyé un long message, présentemennt, et il n'est point passé.....broutchmol au noix!!!!
tricard????
Bon, eh bien, je suis tricard ici aussi. Alors salut au petit âne, qui lui, vaut bien qu'on le salue.
les billets d'assouline valent mieux que 90% des commentaires, donc nous savons bien ce qu'il faut faire (lire assou tous les jours...)vous savez que vous êtes en lien avec moi...il ne peut rien vous arriver...les coeurs purs de Caussimon, vous connaissez?
chère Clopine...
... vous êtes adorable. Que dire d'autre ? Je lisais avec plaisir vos commentaires sur RdL, j'ai un coté paysan dont je me suis jamais libéré. Et je trouvais donc dans vos commentaires un part de moi-même. Bon, il n'empêche que je vais vous visiter ici assez souvent, je vous promets de vous ramener des petites traductions, histoire d'essayer vous apporter quelque peu de la saveur de mon pays. (Et vous êtes libre de les corriger, au cas où...)
Portez-vous bien.
Amitiés,
Highlander
Ah bon, eh bien, zut...
Moi, j'ai l'esprit de contradiction...Quand j'allais chez Monsieur Assouline, j'y allais aussi souvent pour vous lire, Clopine!
Les fâcheux dont vous parlez sont "graves", comme disent les ados, qui retrouvent sans le savoir le sens étymologique et le "gravis", lourd, latin. je ne sais comment vous les avez supportés aussi longtemps!
Merci pour le poème grec.
Ti ôréa poéma!
Les ânes ne sont peut-être pas là où l'on croit !
"...par un jour où la campagne en fête
poudroiera...
choisir un chemin pour aller... où sont en plein jour les étoiles.
... faites qu'avec ces ânes je Vous vienne.
...
vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
qui mireront leur humble et douce pauvreté
à la limpidité de l'amour éternel".
Vous aurez reconnu Francis Jammes. Il aimait les ânes, il avait raison. Vous aussi, mille fois.
C'est une question de générosité et d'intelligence. Vous l'avez ! Tant pis pour "les autres"...
Le reste est futile...
Je vous remercie, Clopine, mais je ne le mérite pas.
Je me suis permis de m'adresser encore une fois à vous, et à Màc, sur la RDL.
A bientot,
Sapience
sur mon blogue votre lien est coincé entre CELINE et votre cher MARCEL!!!!pas mieux?
Salut les c(l)opins
Le ton de votre chronique du jour vous montre telle que vous êtes, Clopine: une belle personne. Et digne, avec ça.
Le dernier post vous concernant sur la RDL est d'une veulerie sans nom. Je l'ai dit "là bas" je tiens à vous le dire "ici".
Cependant ne perdez pas la RDL de vue. Petit à petit il se fera du tri, le calme reviendra. Et puis,avec le calme,le chant des oiseaux. Ces oiseaux desquels Messiaen tira ses plus beaux chants.
Avant Messiaen : les oiseaux.
Après Messiaen : les oiseaux.
Messiaen le savait, ce qui fait sa gloire.
ML - comme tant d'autres -l'ignore.
Tant pis pour lui.
amications bienàvouttes.
dB
nota 1:
Pour le projet Proust, moi ce genre de truc branchouille ça me barbe mais bon je vais pas en faire un monde si 3000 personnes (dont vous) y trouvent du plaisir. C'est le côté "centre aéré" de l'art contemporain qui me hourt sur le caricot, qu'est ce que vous voulez, je suis comme ça : àprioriste un max. Mais je le sais. Et me soigne.
nota 2:
Pour l'ânon, Ulysse ça aurait peut-être fait plaisir à Sapience? En tout cas mon chien qui s'appelle comme ça n'aurait pas du tout été vexé qu'un âne porte son nom.
Clopine.
Nous avons peu dialogué, mais je tiens à dire que je ne m'associe nullement aux prèches excommunicateurs de Ml et de ses élèves.Celui de ce soir franchissant un comble dans la bassesse. J'éprouvais souvent du plaisir à vous lire,mais peut etre vaut-il mieux que vous vous éloigniez quelques temps.
Si vous le voulez, je viendrai prendre un peu d'air frais sur votre blog, et surement sur celui de Paul Edel.
Je vous souhaite de vous remettre de vos blessures promptement, sachant qu'elles ne sont pas mortelles.
A bientot.
M.Court, qui reste bien seul sur le front de la RDL
Et puis tiens, tant que j'y suis, un petit poème et puis après: dodo!
*
Et même si tu n’étais plus le même
Ou la même
Même si tu n’embrassais plus ni le jour ni la nuit
Avec les mêmes yeux
Même si tu te savais à même
De ne plus rien comprendre à rien
De ce qui te fut chair
Et ambre
Même si l’air à l’air
Et la terre à la terre
Et le feu au feu
Et la glace à la glace
Faisaient irrémédiablement obstacle
Même si d’aventure l’aventure du vent
Devait prendre fin sur la route
Si la cendre et l’oiseau devaient mêler leurs langues
Si devaient japper les poissons
Il y aura toujours ici
Quand même
Un espace de jeu
Une sorte de champ de mer où célébrer l’union
De l’homme et des étoiles
Une main pour écrire
Même l’ombre a une ombre.
dB
Ne pas lâcher!
Si vous n'allez plus sur la RDL je vous recopie mon commentaire:
Heureusement que les nombres algébriques ont été inventés car là on dépasse le degré zéro dans les commentaires, pour tendre vers moins l’infini. Une poignée de crétins aux pseudos polymorphes essaient de saboter ce blog en dissuadant les plus intéressants d’y participer. Il faut que Passou convoque une cellule de crise ou une armée de psychologues comme après le massacre de Colombine ou la prise d’otage de la maternelle de Neuilly.
Les attaques contre Clopine sont ignobles et dépassent vraiment toutes les bornes.
Ce blog est exceptionnel et passionnant, par les posts de Passou d’abord et par la diversité, très enrichissante habituellement, des commentaires. Il y a une douzaine d’intervenants réguliers qui par leur culture, leur talent, leur humour font vivre ce blog et l’ont transformé en une communauté chaleureuse. Souvenez-vous de la superbe description que faisait Opitz, aux alentour du nouvel an, d’une fête qui avait lieu en face de chez lui et où il disait retrouver en chaque participant, un intervenant du blog, qui d’après lui, faisait plus partie de sa vie que ses voisins réels. Eh bien Opitz/Paul Edel est dégoûté et n’a plus envie de nous régaler de ses délectables chroniques romaines ou de ses pertinentes analyses littéraires. Soeur Marie également nous apportait des points de vue originaux: elle s’est laissé décourager par des attaques stupides et méchantes. Quant à Clopine, c’est la fantaisie, l’inattendu et l’originalité au service d’une grande culture et d’un amour passionné de la littérature. La grande majorité des gens prenait un vrai plaisir à la lire.
J’en passe bien sûr et des fort intéressants (parmi les nouveaux aussi), mais le plus désolant serait que MàC, notre inénarrable rabelaisien, à qui nous devons tant de fou-rires ou d’émotions abandonne aussi. J’ai le souvenir d’un récit qu’il nous avait fait de Pleven rencontrant un bloc compact de marins de l’île de Sein qui rejoignaient Londres après l’appel du général de Gaulle…sublime!
Alors quoi ? Qu’est-ce que c’est que ce psychodrame? Vous voulez céder la place à quelques saboteurs et leur laisser le plaisir de la victoire et du dernier mot? Ne croyez-vous pas qu’il serait plus judicieux de les boycotter et de les ignorer? Ils se lasseront rapidement et la RDL redeviendra ce qu’elle était: un lieu de débats, d’engueulades, d’enrichissement et de bonheur auquel on devient vite carrément accroc!
Rédigé par: Lavande | le 15 mai 2008 à 23:26| Alerter
Je ne sais par où commencer, alors ce sera une réponse collective, d'accord ?
Lavande et Sapience : MERCI, hein, mais n'en faisons pas une maladie (je crois que tous les blogs connaissent ce type de crise, et c'est bien plus désolant pour l'hôte, Pierre Assouline, que pour moi !) : l'important c'est que des gens de votre qualité continuent de fréquenter la RDL -ça nous permettra de revenir !
Montaigne à cheval : je vous écris aujourd'hui par mail, mais je vous associe dans la tempête dans un verre d'eau, sur mon esquif. Vous êtes le phare de la RDL, alors, si même vous vous éloignez... Nous avons une discussion sur la courtoisie qui chauffe, je crois. Soyons patients, les petits cochons vont finir par se lasser et la RDL redeviendra le blog le plus intéressant de toute la blogosphère, grâce à vous (aussi) grâce à vous (surtout).
Les ânes ont de grandes oreilles, sont patients, robustes, parcimonieux et modestes : un modèle pour enfants, c'est sûr. L'avenir que nous leur préparons va requérir en effet pas mal de ses qualités, que notre génération n'a pas vraiment cultivées, n'est-ce pas ?
Court : je vous remercie, Court, de votre attention : il faut absolument que des gens comme vous restent sur la RDL, fassent le gros dos, recentrent les débats sur ce qui est important : les réactions aux messages et informations délivrés par Pierre Assouline, et fassent perdurer le blog en attendant que l'orage passe. Dans deux-trois mois, comme ça, nous nous y retrouverons. Et je vous saluerai comme il se doit !
Di Brazza : de qui, ce poème ? De vous, avant la nuit et le sommeil ? Je ne sais comment vous remercier, et vous dire que vous me touchez vraiment tous.
bon allez PASSONS A AUTRE CHOSE, n'est-ce pas ? La vie est si courte, les blessures ne sont effectivement pas mortelles, on ne leur donne que l'importance qu'on veut bien leur accorder, et je crois qu'il faut avant tout penser à notre hôte, qui aurait le droit lui aussi de se sentir blessé, n'est-ce pas ? je vais me permettre de lui écrire !
merci à tous, et CLOPINERIES vous attends, les bras grands ouverts !
Clopine (au fait, Lavande, si un jour un convoi Charbinois s'approche de la Normandie, vous en êtes ?)
voici une citation de Henry de Montherlant (carnets 1930-1944, gallimard), dont on pourrait penser qu'il est un peu exotique ici, voire utopique :
"Il est sans exemple qu'un parent, son gosse pleurant, qu'il a mis sur l'âne (qui fait faire la promenade dans le square), retire l'enfant. Il a payé. Il ne faut pas qu'il perde ses dix sous. Il faut que le gosse pleure pour dix sous. A l'instant qu'il vient d'écrire cela, l'écrivain voit le père retirer le gosse de sur l'âne, mais lui il ne retire pas la phrase de son carnet. C'est un bon mot, peu importe s'il est vrai ou non. Beaucoup de la profonde psychologie que l'on voit dans les livres se fabrique ainsi. p 170
Bravo pour la publication ! Je crois que c'est Stendhal qui disait: "écrire un chef d'oeuvre n'est rien, le faire publier est tout."
De qui ce poème?
De qui le poème?
De moi, tout simplement. Extrait de "Pour mémoire"
(qu'on peut trouver ici : http://.lulu.com/dibrazza.)
Je viens de prendre connaissance de votre post de ce jour "bonne nouvelle" et m'en réjouis avec vous de tout coeur.
Pline Assierroule a écrit un gentil petit mot à votre propos, dans lequel il vous présente ses excuses pour avoir laissé passer le post nauséabond qui donnait vos coordonnées. Mais vous devez déjà être au courant.
Un autre petit poème, court celui-ci? Allez, et puis à bientôt:
*
"Au ciel qui lui tendait matin
Une main gantée de hérons
La mer confia
Le nom d'une pivoine blanche"
*
On l'aura compris, je vis au bord de mer. Chez nous les ânes ont des écailles.
Rectification
Zut ! à écrire trop vite, le lien que je vous ai refilé n'est pas complet, le voici. J'aurais du faire un copier-coller, ce qui esttoujours plus sûr.
http://www.lulu.com/dibrazza



