Clopineries

J'en suis encore à m'demander après tant et tant d'années à quoi ça sert de vivre et tout à quoi ça sert en bref d'êt'né F. Béranger

28 avril 2008

Mon Livre

Pourquoi, mais pourquoi ai-je acheté ce livre ? Je ne m'en souviens même pas, et pourtant il est arrivé dans son papier bulle, et j'ai bien déchiré le carton léger, défait l'emballage et  manipulé mon achat, avant de le reposer sur la table. C'est bien mon compte bancaire, avec tous ces chiffres rassurant ma sécurité financière, cette petite  carte solide, et mon identité gravée dessus, en relief s'il vous plaît, oui, aucun problème, tout a été débité régulièrement :  aucun doute,  ce livre-là est bien le mien désormais.

La couverture en est banale, on y voit une jeune femme bercer une sorte de boule  lumineuse au niveau de son coeur, dans un graphisme un peu niais. Le sommaire n'a rien  de palpitant  déclinant d'une part des "observations de cas", d'autre part des références mythologiques ou littéraires : presque une copie d'élève, quoi. L'auteur, en quatrième de couverture,  sourit gentiment sous des cheveux blonds laissés libres, elle a une petite figure chiffonnée qui n'est pas désagréable. L'écriture du livre, cela saute aux yeux dès la première ligne, est appliquée et laborieuse, sans les traits lumineux d'une Roudinesco, par exemple. C'est un livre qui ne bouleversera ni la pratique des psychologues, ni les thèses psychanalytiques en place. Rien de choquant dans ce raisonnable exercice.

Et pourtant, voilà trois jours que je bute sur lui, à chaque pas que je fais dans ma maison. IL saute de lui-même, dirait-on, de la table de la cuisine au bureau où trône le royal ordinateur, du chevet de mon lit à la salle de bain, oui, oui, je l'ai retrouvé sur la tablette verte, au milieu des brosses à cheveux et des flacons d'eaux de toilette ! IL me saute aux yeux quand je n'ai que faire de lui, et disparaît quand j'ai l'intention d'enfin l'ouvrir : il n'était pas dans mon sac, hier, alors pourtant que je prenais le train pour "monter à Paris" et avais tout le temps nécessaire.... Et tout de suite, quand je parle de lui et qu'il me serait utile de le feuilleter, eh bien, il est de nouveau introuvable.

Quelle partie de cache-cache ! Et pourquoi donc, s'il vous plaît, n'arrivé-je pas à l'ouvrir autrement que furtivement ? Il apparaît là, sous mes yeux. Je l'ouvre, lit une phrase, et le referme précipitamment.  Et lui tourne le dos, et pars faire autre chose... Mais bientôt le manège recommence. Je l'attrape, l'ouvre, lit un paragraphe, tourne quatre pages, une phrase, deux... Et je l'abandonne aussitôt.

Pourtant, je sais déjà tout, n'est-ce pas ? J'ai, comme on dit chez les psys "travaillé sur moi-même". N'ai-je pas mis au jour les instants noirs et rouges, douloureux et incertains, de ma vie utérine ? Les traumatismes n'ont-ils pas affleuré, gros icebergs de l'inconscient, suffisamment pour que, penchée sur eux comme un garagiste sur un moteur en panne, j'en démonte les mécanismes ? N'ai-je pas déjà trouvé les mots pour dire tout cela ? Et ne suis-je pas déjà  vieille, si vieille, trop  vieille que l'objurgation  platonicienne du "Connais-toi toi-même" n'en perde quelque peu de son urgence, de  sa nécessité ?

Eh pourtant rien  n'y fait, dirait-on. Ni la médiocrité du livre, ni ma prétendue sagacité, ni la minceur de l'enjeu ne m'empêchent de tressaillir, rien qu'à la vue de ce  court , banal et inoffensif petit livre intitulé "Les filles sans père", de Luise Grenier, psychologue, psychanalyste, et sous-titré :

"l'attente du père dans l'imaginaire féminin"

IL faut quand même que j'arrive à ouvrir ce livre. Sans conteste, MON livre...

Posté par ClopineT à 10:39 - Ah mon dieu que la vie est quotidienne - Commentaires [27] - Permalien [#]

Commentaires

Bon, Clopine, on est au calme, sans fachos à l'horizon. je me suis emporté, mais vous me connnaissez IRA FUROR BREVIS EST.
la colère est une brève fureur.
Donc je m'emporte, puis, avec les gens que j'aime bien, dont vous êtes, j'ai oublié au bout de quelques minutes.
Vous êtes quand même d'accord que ce blog passionnant d'Assouline, est souvent parasité par un tas de vieux fromages fascistes rances, d'antisémites notoires et de réacs qui, au passage, torpillent tous les blogs, y compris celui de Brighelli,(Bonnet d'âne) où je ne vais plus, tant certains intervenants puent.
Je sais que nous sommes d'accord sur l'essentiel et je COMPRENDS parfaitement votre exaspérationn, votre lassitude devant le tour guerrier que prend la RDL souvent. Mais quoi! Croyez-vous qu' à l'Ecclésia, à la Boulè, au Sénat romain, les échanges étaient policés et amènes?? pensez-vous qu'à l'Assemblée Révolutionnaire en 1789 on parlait à voix basse??? Non, évidemment.
Je suis un passionné. Un passionné de la liberté et de la démocratie. Et aussi, au passage de la lutte des femmes. J'ai adhéré dans ma vie à un seul truc, moi qui normalement déteste les chapelles, c'est à "Ni putes ni soumises".
Vous le savez , je suis prof d'histoire dans un collège du XIXème. Etant agrégé, j'aurais pu aller faire le mariolle dans un Lycée "de prestige". Or ce choix d'un collège en ZEP -volontaire- nne m'a apporté que des émerveillements, des éblouissements. Les gosses, "mes" gosses comme je dis ssouvent ,m'ont donné et me donnent la plus belle et la plus accomplie leçonn d'humanité qui se puisse concevoir. Toutes ces filles, surtout, Algériennes, Marocaines, Tunisiennes, Sénégalaise, Maliennes, etc...qui s'abreuvent à la culture avec une force, un rayonnement inouïs sont quelque chose d'absolument fort. Et quand je lis les saloperies de certains bloggueurs, il est vrai que je perds patience.
Mais pour le reste, j'aime beaucoup, beaucoup ce que vous écrivez, la façon dont vous l'écrivez ,avec ce côté désabusé et intense. Quelque chose d'un chat.
Donc, toutes mes excuses pour monn emportement. A bientôt.
Je ne suis pas allé sur votre blog par pure flemme.

Bien à vous

JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT, alias MàC

Posté par montaigneàcheval, 28 avril 2008 à 13:05

D'ABORD MERCI, parce que j'étais sincèrement désolée

je vous remercie donc pour vos mots chaleureux, me voilà toute réparée, savez-vous Montaigne à Cheval ? Tout ce que vous dites, votre chaleur vis-à-vis de vos élèves, vos emportements même, sont le signe de votre générosité foncière. Et si notre algarade de ce matin n'avait servi qu'à ce que je puisse vous le dire, eh bien mes mots maladroits n'auraient donc pas été si inutiles; (beurk, cette phrase ! Allons, simplifions : notre algarade de ce matin aura quand même servi à ceci : à me prouver votre générosité, dont je ne doute guère, même à travers mes maladresses. Ouf, ça va mieux !)

Mais, tant que je vous tiens, me permettriez-vous de vous poser quelques questions, difficilement exposables sur la RDL ? il s'agit bien sûr de votre "connivence" (non au sens de complicité, mais cette sorte d'estime mutuelle, de compagnonnage) avec Mauvaise Langue.

Certes, il est de votre niveau, intellectuellement parlant. Certes, il est érudit. Et puis il a la sincérité d'une souffrance réelle. Et vous partagez tous deux un point commun : la pugnacité.

Mais cependant, je vous trouve bien indulgent à son égard, (et je mets de côté son propos infâmant à mon égard, hein, je parle, sinon objectivement, du moins tout à fait calmement, merci de le croire!) parce qu'il ravage le concept même de tolérance, quant à l'indulgence, il ne sait même pas ce que c'est. En ce sens, il me fait effectivement penser à ces israëliens - colons, arpentant les territoires occupés avec l'arrogance de l'ayant-droit. (pourvu qu'il ne vienne pas ici ! Parce que là il m'atomise !)

J'ai souvent souhaité, sur la RDL, parler de ces choses si difficiles avec vous. Je sais que vous auriez excusé mon ignorance et ma naîveté (relatives, hein...). Mais comment poser un pied sur un territoire aussi miné ? Mauvaise Langue signait "Israël", c'est dire si son identification est complète, et je ne pense qu'il n'aurait admis un quelconque discours distancié qu'en sortant instantanément son bazooka. Dire (par exemple) que la manière dont Israël est intervenu au sud Liban démontre le peu de cas que l'extrême-droite (car c'est une extrême-droite) au pouvoir en Israël accorde à ses propres propos sur la paix n'est carrément pas envisageable sur la RDL. Il est évident que ML demanderait, avant même que la première proposition soit sortie de votre bouche, à voir vos papiers. Et que, ceux-ci étant simplement les humbles convictions d'une citoyenne lambda, vous seriez condamnée au silence au nom du "peuple qui a beaucoup souffert". Et soupçonnée, en plus, de nier la Shoah au passage...

Et pourtant, que de discussions qui m'intéressent n'aurais-je pas (et je suis sûre que je ne suis pas la seule) envie d'écouter, si l'absolue intolérance de ML, (je n'arrive toujours pas à vous comprendre à son égard) n'en empêchait la teneur ! Tenez, au détour de la dernière émission sur Mitterrand à Vichy, le commentaire démontrait parfaitement la transformation de la position de l'état français vis-à-vis de la mémoire de l'occupation. Passant de la négation pure et simple, construite par De Gaulle et entretenue par Mitterrand, à la reconnaissance de la culpabilité collective, via les repentances de Chirac. Dont acte, et perso je trouve la seconde version plus conforme à l'ampleur de la faute collective, à l'insigne saloperie collaborante quoi, et plus digne que la première (même si on peut comprendre aussi qu'en 45, il était plus urgent de valoriser un peuple qui devait retrousser ses manches que de l'accabler sous sa culpabilité pourtant réelle).

Cependant, cependant, cette repentance une fois accomplie, il conviendrait à mon sens de "passer à autre chose". La proposition saugrenue de Sarko d'associer un enfant juif martyr à chaque écolier n'était pas seulement aberrante : elle fixait à jamais des rôles,dont il convient pourtant de sortir fissa...

Tout le monde sait que l'état d'Israël est sorti tout armé de la culpabilité des nations d'Europe ayant laissé faire la shoah. Dans les livres de Philippe Roth, la position des israëliens fachos est très bien résumée : "oui, oui, nous entendons bien les cris des vieilles nations démocratiques... Mais nous avons d'abord à construire notre nation, seule adossée contre l'océan du monde arabe. Alors nous serons aussi salauds, sans pitié, dégueulasses et arrogants que vosu l'avez été pendant des siècles. Nous réclamons le droit de l'être pendant 50 ou 100 ans. Et, quand nous ne craindrons plus aucune attaque pouvant mettre en péril l'existence de notre nation, alors revenez-nous voir pour nous faire la leçon. Nous serons sans doute plus enclins à vous rejoindre dans l'humanisme et la douceur de vos procédés de domination....." (je cite de mémoire, hein)

Oui, j'aimerais bien qu'on puisse discuter de tout cela à tête reposée, sur la RDL; Et je m'étonne de vous voir avec tant d'accointances avec celui dont la violence verbale et le mépris (argument suprême de ML : "vous ne pouvez rien comprendre, vous n'y comprenez rien, je ne vais même pas me fatiguer à vous expliquer..." avouez que c'est un peu raide, non ?) interdisent d'échanger la moindre parole à ce sujet ; En tout cas, moi, je ne m'y risquerai pas ailleurs que sur mon blog. OU, je vous le répète, je vous remercie de votre visite... et où vous serez toujours le bienvenu.

CT

Posté par clopine, 28 avril 2008 à 14:16

ML, CE PROBLEME

Comment vous expliquer, clopine....C'est pas facile. ML me pompe l'air autant qu'à vous. Vous vous souvenez que , vers le mois de Janvier, ç'avait été jusqu'au point de rupture. Il est arrogant, cassant, beaucoup plus blessant que je ne le suis, je pense.
Mais Assouline avait cité je ne sais plus quand une phrase de Marc Ferro, le grand historien, qui évoquait la blessure de "son coeur chéri disparu" ou quelque chose dans le genre. Tout le monde a, j'en ai, vous en avez sans doute ,quelque blessure secrète qui tourmente notre coeur. Des chagrins immenses.
ML, qui , c'est très révélateur a troqué de beau pseudo d'"ISraël" pour celui de Mauvaise Langue, ce qui en soi est une sorte de sacrifice dans la fosse aux lionns est comme Primo Lévi. Il ne peut admettre d'être là ,encore, après la Shoah. Il ne peut se résoudre à vivre tout simplement.
Moi, j'ai eu la chance que mon père est un joyeux drille ,un déconneur. Il a réussi à ne pas laisser déborder la douleur de la mort de mes grands-parents pendant la guerre. Il a réussi cette prodigieuse performance, qui est à mon sens le summum de l'amour, de ne pas nous impliquer là-dedans. Nous savons TOUT, monn frère et moi, TOUT et cependant, nous sommes arrivés à respirer au-delà. Bref, chez nous la Shoah a été historicisée. Ma mère, française et mes grands-parents français ,de merveilleux Français pour "La Belle Equipe" socialistes SFIO et gaullistes qui avaiennt débouché le champagne le jour de la mort de Franco, ont permis que la Shoah reste ce qu'elle doit être si l'on veut vivre, un filigrane ineffaçable, mais un filigrane.

ML, lui ne peut pas digérer la Shoah. (Qui d'ailleurs le peut vraiment). Il ne comprend pas qu'aucun de ses "adversaires" réels ou supposés, comme vous, n'en sont pas. Comme il est extrêmement cultivé ,que pour lui la culture et son étalage sont le seul moyen au fond,de ne pas mourir, il en rajoute des tonnes. Il est malheureux. Fondamentalement. Sans espoir d'une quelconque consolation. Il est l'enfant qui casse ses jouets de rage. Et ,si je prends souvent son parti, même si je le renvoie aussi dans sa niche, c'est parce qu'ORGANIQUEMENT, si vous voulez et non point intellectuellement ,je suis de son bord.
Vous savez, clopine, ce que disait Albert Cohen."Etre juif??? c'est avoir sa valise prête à portée de main."

Bon , je vais vous lâcher, parce que vous avez sans doute autre choose à faire et puis il faut que j'aille acheter de la raie, pour ce soir. Mais , rassurez-vous, la façon ordurière dont il vous a traîtée est proprement inhumaine. Et je ne me suis pas privé de lui dire (en privé, enfin par mail).

Donc, ML, comme je l'ai balancé à pimpon, il y a une demie-heure, c'est un peu le petit singe râpé à shako rouge qu'on titille pour faire rire les ennfants ou pour faire grasseyer ceux qui n'ont pas de nuages dans la tête. Dernière chose, faiites comme moi: vous avez envie d'intervenir. Intervenez. Vous savez, ce qu'on me balance dans la poire, d'abord je l'ai cherché, et ensuite ça fait partie du jeu fondamentalement démocratique du débat. Tout ne se fait pas à fleuret moucheté.

Bien à vous ,en tous cas.

Posté par montaigneàcheval, 28 avril 2008 à 14:52

ML

Pas d'accord avec toi mon cher J-Ph Montaigne au sujet de ML. Quand il dégaine l'arme de l'antisémitisme à l'égard de qui que ce soit pour cause de lecture "hérétique" (Onfray, par exemple) ce n'est pas en privé qu'il faut lui remonter les bretelles mais sur le blog, là où il déverse sa bile.
Concerant la question isréalienne, ma chère Clopine, il ne faut avoir aucun complexe. On peut à la fois dénoncer la monomanie antisioniste de certains blogueurs (comme Peuhl et Abdelkader) qui n'est souvent que le masque d'un antisémitisme mal assumé, et dénoncer la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens, ce que je fais à l'occasion sans que personne ne me fasse de remarques. Quand j'ai répondu à ML que la Bible était brandie par les colons comme un manuel d'histoire et un titre de propriété, que l'armée était phagocytée par ces mêmes colons ou que (il y a quelques mois) les écoles talmudiques ne valaient guère mieux que ls madrassas musulmanes personne ne m'a repris. Personne non plus ne pense (sauf peut-être ML) que vous êtes antisémite, alors ne vous retenez pas, ce que vous écrivez plus haut à propos de ce conflit n'est pas infamant. Certes, dans un contexte où ce sont les "monomaniaques" qui tiennent le blog il faut se monter prudent mais sans plus.
Bien à vous
JMC Lazarillo

Posté par Lazarillo, 28 avril 2008 à 16:29

mais dans ces conditions, cher Montaigne, une seule chose à faire, non ?

Puisqu'il existe entre vous et lui cette sorte de "correspondance" compassionnelle, pourquoi ne vous faites-vous pas le porte-parole des moins hardis, moins brillants que vous, en entraînant Mauvaise Langue derrière vous, et en le "poussant dans ses retranchements", ce qui aurait le mérite de poser clairement le débat : la politique étrangère de l'état d'Israël, dont le gouvernement est démocratiquement élu, certes, mais qui est cependant un état religieux ?

Vous Montaigne l'hédoniste, l'athée, l'homme de réflexion et d'action, vous l'homme de gauche, êtes peut-être le seul dont la voix peut parvenir jusqu'aux oreilles bouchées de ML - il vous tient, comme nous tous, en grande estime. Alors vous devez, tout en le respectant lui qui ne respecte pas grand' monde, lui pointer ses contradictions, non ? Je veux dire, la politique de l'Etat d'Israël (avec toutes les atténuations possibles, hein, j'entends bien l'argument comme quoi les vieilles démocraties européennes sont bien contentes d'avoir Israël en "tête de pont", surtout dans nos périodes d'islamisme galopant telle la lèpre au moyen-âge) est néanmoins insoutenable... Et le Mur, franchement, le Mur ! Qu'Israël, non content de s'accaparer toutes les ressources (notamment l'eau du JOurdain, n'est-ce pas) construise le Mur, n'y-a-t-il pas que VOUS qui puissiez en parler, en débattre, forcer ML à l'évidence ?

bon je dis ça je dis rien, hein.

Clopine

Posté par clopine, 28 avril 2008 à 16:55

Le juste et le psychopathe

Clopine, deux choses...j'ai acheté deux raies magnifiques à Barfleur. Le ciel est comme celui q'on voit sur les tableaux d'Eugène Boudin.
Si vous le voulez, allez donc voir sur Kapuscinzki , ce que je dis du mur, qui est probablement l'une des pires infâmies qui se puisse concevoir. Mur du fric, mur des riches cconntre les pauvres, comme d'autres....et vous avez raison de souligner que, du fait de sa nature démocratique , Israël est bien le seul état de la région à avoir un avenir. Et par conséquent à être criticable comme le sont toutes les démocraties. Et comme QUI DBENER AMAT BENE CASTIGAT, il va de soi qu'il n'est pas questionn d'exonérer Israêl de ces saloperies. Seulement, vous aurez remarqué que lazarillo, scholem, d'autres encore dont moi, quand on balannce à la tête des antisémites de service la Tchétchénie, le Xi-Jiang où les Ouighourss musulmans sont persécutés par le gvt chinois, le Soudan, le problème des Touaregs, celui des Kabyles, nib de naze. Ils n'en ont cure. Ils ne s'interessent aux Palestiniens que parce qu'il y a des Juifs en face. Si c'étaient des Suisses, ils s'en foutraient, des Palestiniens.

Dernière chose, continuez à poster. Ne changez rien....il n'ay que des cinglés qui peuvent croire qu'il y a en vous une once d'antisémitisme...seulemetnn voilà, vous êtes lucide et juste sur la question. Deux péchés mortels.

A mon companiero lazarillo. Je te rappellerai dès mon retour de chez Barbey d'Aurevilly. Bon, mais disons que ,conviens-en, il y a chez ML une injustice pathologique qui consiste au fond à "flinguer" tous ceux qui sont d'accord avec lui. Je lui étais rentré dans le lard et pas qu'un peu. En particulier à propos de cette fixette sur Onfray. Onfray est un cabot, un narcisse, mais son "Traîté d'Athéologie" est un petit bijou. Et d'ailleurs ML ne l'a pas lu, sinon, il eût remarqué que le judaïsme est bel et bien décrit comme le seul des trois monothéïsmes de course, comme le seul qui ne songe pas à massacrer les autres.

Il est vrai aussi que le délire monomaniaque, comme tu le dis si bien des Abdelkader, Peuhl ou Sarah doivent tellement faire enrager ML qu'il perd les pédales. Mais loin de moi l'idée de m'écraser. S'il le faut, je lui rentre dans le lard, ce qui n'est pas très kosher ,convenons-en.
bàT

En tous cas, plaisir de constater que nous sommes d'accord, toi, clopine et moi sur un certain nombre de questions fondamentales concernant Israël. A bientôt pour des agapes. Ce soir Raie aux câpres et au beurre noir avec des légumes rissolés (carottes, panais, pois etc). Pour faire passer ça, un Chablis....

Posté par montaigneàcheval, 28 avril 2008 à 18:32

Cause perdue

ML dérape dès qu’on n’est pas d’accord sur l’idée qu’il n’y a qu’une souffrance digne d’être considérée : la sienne.

Quand j’ai écrit mon livre fondateur, que je l’ai fini, j’ai compté les pages de mon manuscrit : 80 ; je me suis dit voilà, trois ans de ma vie, un « fleuve de chagrin que les années ne sauraient tarir », et ça ne fait que 80 pages. Il est sorti (important, un objet comme ça entre mes mains, dans le bazar de l’Harmattan). Et presque d’un coup j’ai réalisé que, pendant que je souffrais au point de croire être le seul à souffrir, d’autres avaient vécu bien pire que moi, comme me l’ont appris des rencontres avec mes lecteurs (celui qui tout môme simula une tentative de suicide pour ne pas retourner au séminaire, qui pleurait au téléphone trente ans après). ML peut souffrir, il n’a jamais souffert comme ce petit juif ukrainien, tout nu sous sa casquette à galon, attendant dans la file au bord de la fosse que son tour arrive d’être abattu au revolver par un père de famille allemand.

Alors qu’il l’écrive son livre, bordel, et il vivra, et il ne nous fera plus chier, et il ne nous fera plus pitié, surtout. Montaigne, vous qui l’avez rencontré, faites-lui volontairement ce que j’ai fait involontairement : pétez-lui une jambe, qu’il ne puisse rien faire d’autre que d’écrire pendant trois semaines. Il verra qu’il n’y a que le premier pas qui coûte.

Il ne le fera pas.

Posté par JD, 28 avril 2008 à 19:56

Pas bien

C'est pas bien bien, pas correct, de ne pas répondre à mon post chère Clopine!
Montaigne, on dit compañero et le tilde s'obtient en appuyant simultanément sur la touche Alt et en composant le 164 sur le pavé numérique. Au fait le Chablis, c'est pas celui que...

Posté par Lazarillo, 28 avril 2008 à 20:07

c'est à dire qu'il me semblait que vous parliez plutôt à Montaigne !

Mais vous êtes bien évidemment le bienvenu ici, où vous ne passez pas inaperçu mais il est vrai que vous vous adressez à Montaigne plus qu'à moi (je m'en réjouis d'ailleurs) ; en fait, on est tous là autour de Montaigne, à lui parler de Mauvaise Langue, comme des profs s'adressant au père d'un élève posant problème dans un établissement. Mais c'est bien volontiers (et cela m'aide, hein ) que je mets mon blog à votre disposition, en qualité de salle des profs ou de salle d'évaluation. Je vous y ai invité, et vous remercie de toute façon de votre présence !

Bien sûr, je préférerais comprendre quelques unes de vos allusions. Le Chablis, perso j'aime assez ça, voyez-vous...

:>))

bien à vous,

Clopine

Posté par clopine, 28 avril 2008 à 20:22

fille sans père

On dirait que la conversation a oublié le médiocre livre de départ. J'aurais aimé que Clopine nous en dise un peu plus, ou d'autres. Je ne connais aucun des protagonistes du débat et suis bien en peine.

Il y a eu des milliards de livres sur ce sujet. Ils ont tous fait plus de mal les uns que les autres et ne m'ont jamais apporté de réponse, ne m'ont jamais donné de clé, même pas la serrure dont il faudrait que je trouve la clé, même pas la porte où il y aurait une serrure.

Oui sans cesse de tels livres, comme chez vous, Clopine, traînent ici ou là et surgissent de dessous les armoires, de dessus les étagères, de derrière les fagots. Sans cesse j'entrebâille et referme après avoir entrevue quelque bon gros lieu commun pas piqué des hannetons, quelque accusation car le jeu est de trouver l'assassin, même dans ces livres là.

N'est-ce point le temps, au fond, qui fait le père, qu'il ait été présent parfois trop, ou absent parfois pas assez. N'est-ce point la fille qui fait le père, et personne d'autre?

Posté par andrem, 28 avril 2008 à 23:44

L'idée fixe du savant Cosinus

Décidément, ce pauvre ML est une nouvelle fois en train de dégivrer sec. Je lui avais modestement, hier soir, conseiller d'arrêter de flinguer systématiquement ceux qui sonnt à peu près de son avis, et je pensais à vous Clopine contre laquelle l'acharnement dudit ML tourne, j'en conviens, à la maladie mentale, rien, pas une inflexion de son délire. On dirait que comme les foldingues, il a besoin d'une némésis...laissez tomber. Laissons le compisser Onfray qu'il n'a jamais lu, si ça le calme!!!
Aussi, n'ayant pas envie de me pourrir les vacances, je le laisse délirer. Je vais passer la journée en Forêt de Valognes....

Bien à vous.

Posté par montaigneàcheval, 29 avril 2008 à 08:12

Ne rêvez plus

Regardez : comme on (MàC entre autres) lui a dit qu’il avait absolument exagéré, il condescend à une formule qui n’est même pas d’excuse, où il n’est question que de vous :

« Clopine, allez en paix : in nomine patris et filii… »

et il remet le couvert plus bas :

« Mais c’est moi qui devrais attendre vos excuses (mais je n’ai jamais eu cet espoir, bien vain ! Je suis trop lucide, et ma conception tragique de la vie m’en éloigne à tout jamais ! Dieu soit loué !). Vous ne faites que me confirmer simplement qu’il faut être absolument impitoyable avec les gens comme vous qui êtes capable de propager le Mal sans même vous en rendre compte et contre toute espèce de raison. Il est impossible d’entrer dans votre cerveau pour vous faire entendre raison. Mais je le savais d’avance. cela ne m’étonne guère. »

Et là il prouve une fois de plus son absolue incapacité à l’empathie.

Il ne changera pas, ne perdez pas votre temps et votre énergie à attendre quoi que ce soit de lui. Faites comme moi, lisez sa prose, mais quand elle concerne la Shoah et ses dépendances (oui, je fais de l’humour avec la Shoah) ignorez-le.

Posté par JD, 29 avril 2008 à 08:58

Andrem

Que vous n'ayez jamais trouvé ce que vous cherchiez dans ce milliard de livres en dit peut-être plus sur vous que sur la médiocrité que vous leur prêtez.

Ni le temps ni la fille ne font le père qui manque. C'est juste que la fille, avec le temps, arrive à boucher son trou de père. Ou n'arrive pas.

Les livres qui donnent les clés existent. Pas beaucoup peut-être, mais ils existent. Le tout (un gros tout) est de savoir les chercher.

Bon, je dis ça je dis rien, hein...

Posté par JD, 29 avril 2008 à 09:05

Hors sujet.

Bonjour Clopine.

J'ai tout relu. Tout ce qui est écrit au dessus de moi, là, à partir de ce billet que vous fîtes le 28 avril à 10h39. Puis tous les commentaires de gens très distingués.

Et je suis plongé dans un abîme de perplexité. Il m'avait semblé lire que votre billet traitait d'un sujet très rebattu, la relation ou la non relation des pères et des filles, et du galimatias qu'en font les psykelkechoz pour s'obtenir quelque succès de librairie.

Enfin, c'est ainsi que j'avais compris le billet. J'ai cru malin d'aborder la question dans mon commentaire, car elle me touche de près, comme elle touche de près quasiment le monde entier, à l'exeption peut-être des hommes célibataires et des pères de familles de garçons, et encore.

D'où le côté rebattu, d'où le succès de librairie inévitable, d'où le galimatias où le lieu commun le dispute à la provocation inutile.

Mais visiblement, les commentaires n'en ont cure, les vôtres y compris. Il est question d'Israël, de sionisme, d'antisémitisme, de palestiniens et de Suisses, dans des termes au demeurant judicieux, que j'approuve quasi complètement, mais de père et de fille point.

Alors rassurez-moi, Clopine, ou inquiétez-moi davantage: est-ce que vraiment j'ai su lire votre billet, ou bien la langue française m'est-elle à ce point devenue étrangère?

Euh, un petit salut à vos commentateurs néanmoins, que je ne connais pas, mais dont j'apprécie, je l'ai dit, le fond de leur discours, Montaigneàcheval, Lazarillo, JD, et même votre tête de turc dont je devine qu'il pourrait vite devenir la mienne si je le lisais (mais en ai-je envie?), ML.

Michel Laverdure?

Posté par andrem, 29 avril 2008 à 10:46

Précisions pour andrem

POUR ANDREM
Andrem, évidemment, vous ne pouvez pas comprendre, je vais essayer de vous résumer le plus clairement possible (mais ne vous attardez pas, vous savez, cela n'en vaut pas vraiment la peine...)

Pierre Assouline, le journaliste et écrivain, a ouvert depuis 2004 un blog qui a quelques particularités :

- d'abord, il parle de littérature et de tout ce qui touche la vie littéraire, mais déborde aussi sur l'actualité historique,culturelle,etc.
- ensuite, contrairement à d'autres blogs de personnalités, il est ouvert au grand public. On peut y déposer commentaires et réflexions. Il n'est pas rare qu'un seul message de Pierre Assouline suscite 300 à 400 commentaires, et environ 10 000 internautes le visitent quotidiennement.
- enfin, et c'est sans doute là le plus étonnant, Pierre Assouline LIT LES COMMENTAIRES, réagit parfois, s'en inspire aussi (par exemple, un certain JD qui vient faire un tour ici aussi peut suggérer à Monsieur Assouline le sujet de tel ou tel billet).
Et pourtant, le blog de Monsieur Assouline est sujet aux mêmes défauts que tous les autres, du plus modeste au plus provocateur. Serait-ce la loi du genre ? Quelques commentateurs, les plus assidus, "ferment la porte", parfois, à d'autres, plus timides, de par leur seule présence... C'est dommage, mais comment faire autrement ? D'autres "squattent" le blog sans y apporter grand'chose, sinon le reflet de leurs obsessions personnelles; d'autres enfin en font une tribune politique, et ne parlent plus que de cela. Enfin, certains trolls s'y promènent parfois.

mais en général, les commentateurs de Pierre Assouline sont de très très brillants lecteurs. Chercheurs, profs, intellectuels, érudits, intelligents, diserts, pertinents et courtois, ils éblouissent par leurs connaissances et leur maîtrisent... Quand ils ne s'embourbent pas dans la violence si facilement générée par l'exercice du blog. L'anonymat, l'impunité, font que certains s'y lâchent bien facilement. Mais les anciens forumeurs téléramesques que nous sommes, vous et moi, du bon vieux temps du forum télérama, connaissons bien cela.

Heureusement, le blog de Pierre Assouline attire tant d'honnêtes gens (au sens 18è siècle), que leurs lumières empêchent l'obscurité ouèbesque d'envahir trop cet espace privilégié. J'ai eu parfois peur pour ce lieu, mais non, il se rétablit toujours, et recommence à briller.

parmi les commentateurs, il en est un qui, bien qu'érudit, de grande culture et avec des convictions humanistes qui pourraient le classer "à gauche", a néanmoins de graves troubles issus de son histoire personnelle et de ses convictions religieuses / ML , dit "mauvaise langue", dit "israël". Quelque soit le sujet du jour, quelle que soit la discussion, ML, comme si quelqu'un, quelque part, tournait un bouton, "dérive" vers son sujet de prédilection : la chasse à l'antisémitisme. Certes, cette préoccupation est légitime. Mais ML y met tant de convictions, il frappe à tort et à travers, ne se contient plus. Il devient violent en parole, pénible de mauvaise foi, absolument impraticable. C'est dommage, parce qu'à côté de cela, il a énormément lu et beaucoup retenu. Ce pourrait être une mine, s'il consentait à ôter une certaine paire de lunettes qui a un drôle d'effet, aussitôt qu'il les chausse : ses yeux s'injectent de rouge, et il hurle en proférant des insanités...

Parmi celles-ci, ML est absolument convaincu que Michel Onfray est un antisémite. A cause de quoi ? D'un livre-pamphlet où le philosophe, en bon athée hédoniste, "décortique" les trois grandes religions monothéistes en revenant sur les exactions historiques et conceptuelles qu'elles induisent. ML ne veut pas entendre parler d'une quelconque nuance entre un propos dur sur une religion, et un racisme envers la personne du croyant de cette religion. Pour lui, (et il pense le prouver en en appelant à d'obscurs parallèles entre telle phrase d'Onfray et telle théorie antisémite décortiquée par tel exégète théologien...) il s'agit bel et bien d'antisémitisme, point final. Il n'en démordra pas. On aura beau lui représenter qu'Onfray "rentre dans le lard" des trois monothéismes, sans distinction, et qu'au contraire, il se montre un poil plus réserve pour la religion juive que pour les deux autres, ML est armé d'un fouet vengeur et frappe devant lui, ivre de colère, tout adepte des théories d'Onfray. Si vous lui sussurrez que de vrais antisémites, pendant ce temps, diffusent préjugés et insultes raciales, et qu'il conviendrait peut-être, avant de traquer la bête immonde dans on ne sait quel repli inconscient et inaccessible du cerveau d'un homme plutôt digne et honnête, de la combattre là où elle est revendiquée et portée haut, il vous rira au nez. Au mieux. Et vous traitera, comme pour moi, d'antisémite.

J'ai mis des jours à m'en remettre, tant jamais je n'aurais imaginé qu'on puisse ainsi m'insulter. Encore maintenant, j'en resté baba. Comme si on m'accusait d'être nazie, quoi. j'ai crié très fort (j'avais très mal), et les esprits un peu raisonnables ont bien entendu essayé de me calmer. ML était surtout malheureux, souffrant, en gros légèrement dérangé. Il ne fallait pas essayer de lui faire entendre raison : il est au-delà de la raison.

Hier, j'ai cru, à la fin d'un post, qu'il se calmait à mon sujet, et me tendait la main. Comme j'ai dépassé désormais le sentiment de l'offensé, comme ML ne peut plus m'atteindre, et que je suis bonne fille, j'ai cru pouvoir attraper cette main. Mais mon contact a redéclenché une nouvelle crise...

D'où les posts ici même (où ML ne vient pas, hourra, je croise les doigts pour que cela dure !) où nous pouvons causer, les uns et les autres, raisonnablement. Loin de ses yeux, et avec mon plein accord : il ne faut pas contrarier les malades. Et ML, je vous prie de le croire, l'est gravement. Mais comment le sauver, s'il ne veut pas se sauver lui-même ?

Voilà tout, cher Andrem, sinon, vous avez raison sur ce qu'on peut apprendre de soi à travers des petits livres de vulgarisation à peine scientifique. Tout juste des cliché, quoi. L'exercice ne vaut guère plus que de consulter un horoscope, ou faire une analyse graphologique. Mais alors, pourquoi tourner là autour, hein ?

Votre

clopine

Posté par Clopine T, 29 avril 2008 à 13:36

Oui, mais...

Clopine,
Tout est superbe, rare dans votre écriture si fluide, tellement nécessaire, oui, mais...
n'étant que de passage, puis-je écrire à une amie pas...sage, qu'il me semble... Voilà que moi aussi je tourne autour du pot...
Voilà, il me semble... que ce blog est trop ouvert, trop fréquenté, pour que vous parliez ainsi, entre vous, de ML. Je crois qu'il n'aimerait pas du tout cela...
J'espère ne pas vous avoir peinée en vous disant cela. Je crois que vous jouez avec le feu et que vous pourriez vous y brûler. Si j'ai ressenti une gêne, ne vous connaissant pas, ni les uns ni les autres, m'apprêtant à partir bientôt...c'est que vous êtes quelqu'un de rare mais encore très fragile, surtout quand vous aimez. Allez, j'en ai trop dit... Suivez votre chemin en toute liberté.

Posté par christiane Parra, 29 avril 2008 à 14:46

Mais alors, que faire ?

Oui, Christiane, je vous remercie de votre sollicitude (et vous êtes la bienvenue ici). Je comprends vos scrupules, mais surtout sachez que je n'ai pas cherché cela. OUI je suis quelqu'un de maladroit, je blesse là où je voudrais caresser, et je peux faire mal en toute innocence.

Mais cependant, là, ML... c'est lui qui m'offense, non ? Je veux dire, c'est encore plus publiquement qu'ici qu'il m'attaque. Nous échangeons sur mon blog : 120 visiteurs par jour, 5 commentaires en moyenne. ML, lui, continue de m'insulter très violemment sur la République des Livres : 10 000 visiteurs par jour, 250 commentaires au bas mot.

Pierre Assouline m'avait carrément conseillé de porter plainte, mais on n'en finirait pas. Les insultes sur le net, enfin celles des trolls qui sont des interprétations malveillantes systématiques, ou encore celles de personnes se sentant elles-mêmes outragées, sont tellement monnaie courante. Et puis Montaigne à Cheval protège Mauvaise Langue, et j'ai une très très grande confiance dans le jugement de Montaigne. Et puis tout cela n'est que du vent, des mots, du blog quoi.

je suis persuadée que Mauvaise Langue ne vient pas ici, (et qu'il n'y viendra pas) parce qu'il est monté à la tribune, qu'il siège au tribunal : et que pour lui, fantasmatiquement, c'est la République des Livres qui est sa tribune à la Jaurès, son Tribunal façon Fouquier Tinville. Je ne l'intéresse pas, je ne suis rien pour lui : c'est Michel ONfray qu'il vise. Dans son univers mental, pour le peu que je puisse en savoir, la remise en cause, le doute, n'existent pas.

par contre, dans le mien, le doute existe, et vous avez réussi à m'ébranler...

Et vous n'en avez pas trop dit, mais juste pas assez !

Bien à vous

Clopine

Posté par clopine, 29 avril 2008 à 15:22

ah ! Comment...

Ah ! comment vous faire du mal ! Vous êtes si pure mais voilà, je crois que si vous êtes patiente (Savez-vous l'être, ou est-ce réservé aux vieux jardiniers comme moi ?), je crois qu'il est en chemin, une sorte de ML "à cheval"... Je crois qu'il est foncièrement bon et que sa façon de ne pas désespérer de vivre est sa colère qui peut naître d'un rien, juste pour s'entendre vivre... Je crois qu'il est pudique et que rien n'est plus contraire à son éthique que de parler des amis en leur absence, entre amis qui le connaissent. Je crois qu'il déteste la protection, les conseils bienveillants, la charité... "Le prince d'Aquitaine à la tour abolie"... Risquez le silence, risquez le temps, risquez la confiance et surtout faites silence...
Votre amie trop bavarde, à son tour, Christiane.

Posté par christiane Parra, 29 avril 2008 à 15:50

je veux bien, mais à une conditon alors...

Je vous suis, mais à une condition, alors : c'est que nous parlions de vous (ce sera plus plaisant). J'ai essayé d'aller sur votre blog, mais une fois de plus le lien ne marche pas... Je vais néanmoins tenter de vous y retrouver.

Clopine, au fait, "pure", moi ? euh, là... je crois que je partage avec Montaigne à Cheval un tel appétit de vivre que non, cet adjectif là ne convient pas, mes dents font un peu trop de bruit quand elles attrapent le bifteck.... "Un peu gland", ça, oui !

:>))

Clo

Posté par clopine, 29 avril 2008 à 16:37

chère Clopine...

... je viens de lire une petite partie de vos échanges avec MàC. Ben... comment dire, moi je suis un tout petit intervenant qui ne parle pas trop car, en plus de la méconnaissance de la langue française, je n'ai pas grand-chose à raconter. Alors, j'ecoute. Je vous aime bien, vous, MàC et beaucoup d'autres que je lis regulièrement. Ca me fait mal au coeur que vous soyez traitée de la sorte (au dire de MàC). Mais j'aime bien aussi Mauvaise Langue, je le vois plutôt comme un personnage, assez cultivé et pertinent. Bon, des fois un peu agaçant (il s'emporte assez facilement) mais en gros quelqu'un de bien.
Quant à MàC, je l'aime bien et je le lis tous les jours, je connais maintenant son style, un style assez drôle. En tout cas, j'ai beaucoup appris en vous lisant. Lazarillo, de même.

Bon, et si je vous saluais avec une petite poésie, spécialement pour vous ? J'espère que ça va vous plaire. L'auteur s'appelle Blerina Luzaj, elle vit aux USA. (La traduction... voilà quoi, vous pouvez faire des suggestions aussi...)

Je vais faire des petits tours par ici, histoire de vous apporter des temps en temps, sans prétention, quelques bribes de poésies.

Je vous salue tous,
Montagnard.


J’erre
Le temps court
J’erre
Un Scorpion
Abandonné
en plein
Sahara
Silence à l’intérieur
bourdonnement assourdissant
Dehors le temps court
Soudain,
une Mouche sur le visage
Elle garde le silence
(Est-ce qu’elle erre, elle aussi ?)
Le drap blanc :
mon bouclier
Je dors les yeux ouverts
en faisant toujours
le même Rêve
Le temps m’a oublié.

Posté par highlander, 30 avril 2008 à 03:25

HIGHLANDER

Highlander ugh!!!!
D
Vous ai envoyé un SMS en vous disant que mon paternel serait ravi de communiquer avec vous.....rappelez moi.

bien à vous...

clopine, pardonnez-moi de mon culot, d'utiliser votre site comme boîte à messages, mais je cherche à joindre Highlander dont j'ai égaré le numéro de téléph....

bàV

Posté par montaigneàcheval, 30 avril 2008 à 11:56

MàC je vous adore...

clopine, pardonnez-moi de mon culot, d'utiliser votre site comme boîte à messages, mais je cherche à joindre MàC dont je n'ai jamais eu le numéro de téléph....

bàV

Posté par linaigrette, 30 avril 2008 à 13:50

NON

Non, clopine, pas de blog, juste une adresse e-mail, que je consulte de temps en temps. Nos conversations vont devenir rares et vous le savez, donc, en cadeau d'au-revoir ou pas , cette petite énigme...
"Dans son labyrinthe de pur vertige, un jeu de dédoublement de son seul moi. Il n'est jamais où il prétend être, parce qu'il est nulle part. Ses mots sont des pièges car il est réellement seul, sans trace inéquivoque d'une présence transcendante. Pour lui tout est désert. Ses textes refusent de se laisser submergés par un sens quel qu'il soit. Pour être tout il s'est vécu comme personne... Place vide d'une agonie humaine"
Voilà, je n'en dirai jamais plus rien...
Bonne écriture. Christiane

Posté par christiane Parra, 30 avril 2008 à 16:29

double détente...

Christiane, votre énigme, là, est un portrait, donc à double détente : de qui parle-t-on ? Qui parle ?

Le portrait pourrait correspondre à un Kafka, ou quelqu'un qui flirtait avec l'absurde : l'absence de dieu, de signification, et dédoublement de soi. Josef K. est un bon exemple de dédoublement, et le côté dédale, absurdité aussi. Mais pas de désespoir de dieu, me semble-t-il, plutôt un désespoir de l'homme, enfin bref, c'est ici motif à interprétation...

Qui pourrait écrire ainsi de, sur, Frank Kafka ? Un grand écrivain chrétien, genre Bernanos ? Ou, au contraire, un frère de désespérance humaine, comme Pessoa ?

Bon, je me goure sans doute sur toute la ligne, hein. Mais je crains bien, chère Christiane, ne pas avoir l'esprit tourné vers tant de terribles paroles. Le printemps va venir, je m'amuse comme une petite folle avec le cher Montaigne, son Rabelais et sa gare de Montluçon, et suis à mille lieux d'un ciel vide pesant comme un couvercle sur l'absurdité de la condition humaine, ou quoi que ce soit dans ce goût-là. En fait, je mangerais bien des frites ce soir...

Je cherche à vous faire sourire, et j'ai peur de vous choquer? Ne m'en veuillez pas, mais songez que votre silence, après avoir tracé cette énigme de sphinx, est bien dur à entendre (sic).

bien à vous, bonne retraite spirituelle,

Clopine, irréductible mécréante, excusez-la.

Posté par clopine, 30 avril 2008 à 16:45

Ne cherchez pas

l'auteur, quant à(aux) la personne(s) suggérée(s), vous pouvez vraiment la(les) trouver, toute seule ! Tout va bien. Un intermède câlins-bisous, avec les petits enfants avant le départ, le temps de me réapprovisionner en pierre noire et en sanguines !
Bon appétit et grande joie. Christiane

Posté par christiane Parra, 30 avril 2008 à 19:30

nul est le prophète...

Pardon de revenir sur ce sujet douloureux pour beaucoup d'entre nous. Et si l'insupportable ML occupait aujourd'hui la "fonction prophétique" ? Aujourd'hui cette fonction est remplie par des prévisionistes, surtout des économistes, de tout acabit. Pas étonnant que ça laisse un vide, un vide dans lequel ML viendrait déverser ses jérémiades, au sens strict. Sous cet angle, l'individu qui nie le 11/9 (pas de nom, ça ferait sale), jouerait le rôle du faux prophète. Après tout, on peut supposer que les prophètes d'Israël, dont les traces sont aujourd'hui polies par le temps et les exégèses, avaient un caractère épouvantable et qu'ils injuriaient plus ou moins tout le monde.
Soit les prophètes disent vrai et on ne les écoute pas (ex: Cassandre), soit ils racontent des conneries et on les écoute (ex: au choix, à compléter); je me tais, ça vaut mieux.

Posté par Jean-ollivier, 03 mai 2008 à 12:39

les mots sont piégés

avec Mauvaise Langue, les mots sont piégés, je crois. Mais il entraîne la RDL dans une gangue assez pesante, non à cause de son propos, mais à cause de sa hargne et de son mépris, qu'il ne cherche même pas à déguiser.

*soupir*

Clo

Posté par clopine, 05 mai 2008 à 20:42

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