Clopineries

J'en suis encore à m'demander après tant et tant d'années à quoi ça sert de vivre et tout à quoi ça sert en bref d'êt'né F. Béranger

22 avril 2008

LA VOLUPTE DE LA FIN

CA Y EST, j'ai fini la nouvelle "Blandine" ; je suis absolument incapable de dire si j'en suis contente ou non, je me suis contentée de taper le mot "FIN" avec le soulagement infini de celui qui en a terminé avec sa copie.

La sagesse et l'expérience me conseillent de n'en rien faire tout de suite, de la laisser reposer comme une pâte brisée. Bien entendu, je ne vais rien écouter, ni la sagesse, ni l'expérience, aux chiottes l'arbitre, je vais balancer le texte tel quel sur ILV -j'aurais bien au moins un lecteur ou deux, de toute manière là je me fiche des réactions, des avis, des "j'aime - j'aime pas", c'est trop tôt, je veux juste me débarrasser de l'encombrante Blandine, j'en ai fini avec elle quoi. Donc je mets en ligne. , Après tout,  ILV est pour moi un cahier de brouillon, un cahier d'essai : je suis ainsi les sages avis qui me recommandent de ne pas faire jouer   ce rôle à mon blogounet (vous me remercierez plus tard ! :>))

... Ou du moins je veux en avoir fini avec cette infernale Blandine, quel cataplasme celle-là. Je sais qu'inévitablement, dans deux ou trois jours, je vais la relire, et là ! Prévoyez le guronsan, pour le moral,  et éloignez la poubelle. La tentation du classement vertical pourrait bien être la plus forte. Mais pour l'instant, je me fiche bien de tout. J'ai mené le texte jusqu'au bout. Dérisoire victoire, mais victoire quand même : FINIR ! Ecrire la phrase de fin, celle qu'on avait dans la tête quand on a commencé, même si elle a changé quinze fois depuis (je voulais finir Blandine sur les mots : "Marcel Proust", et ça finit par "la parole d'une Blandine") mais M'EN FOUS je vous dis j'ai fini tra la la  lère. Non, rien de rien, non, je ne regrette rien...

Marco, Loïs et les autres, vous savez parfaitement ce que je veux dire, n'est-ce pas ? ah là là...

Bon, laissons-nous porter par la douce volupté du devoir accompli,  nous verrons la note plus tard !

Clopine, d'un coup fatiguée là. Je m'en vais dormir, et rêver sur  les mots de  Flaubert (après ma déconvenue florentine, j'ai fait une folie, pour compenser. J'ai acheté le premier tome de la pléïade de la correspondance, au diable mon compte en banque !   Depuis, je fais exactement comme les camarades du blog de Pierre Assouline, enfin les meilleurs d'entre eux, ceux que je préfère : je souligne une phrase sur deux, me compare, m'indentifie, m'émeut et m'extasie  : sacré Gustave, va !)

Posté par ClopineT à 13:09 - Petites histoires de blogs - Commentaires [13] - Permalien [#]

Commentaires

Ok, je file la lire. Bien sûr que ça me parle ;o)
Je jette un texte au fond d'un tiroir windows, le ressors et corrige, voire retravaille plus tard, le balance sur Internet, le retravaille encore et ai du mal à arrêter de le retravailler :o)

Posté par Loïs de Murphy, 22 avril 2008 à 13:40

J'ai un peu honte, Loïs

Le texte n'est même pas toiletté, doit y avoir des fautes de frappe en pagaille, des redites, tout ce qui fait trébucher l'oeil du lecteur, (et le vôtre est perçant, et soigneux, et exigeant !). Tant pis, c'est un texte qui n'a pas encore fait sa toilette, il n'est pas débarbouillé, mais tel quel, s'il a une lectrice telle que vous, même et surtout si vous êtes sévère, il a déjà bien de la chance !

:>))

(votre dernier aphorisme et délicieux et acide à souhait !)

Posté par clopine, 22 avril 2008 à 16:15

"Fini! ça y est, mon vieux! j'ai fini mon bouquin", écrivait (à peu près) Flaubert, justement, dans une lettre nocturne (je ne sais plus pour lequel de ses "bouquins"). J'ai toujours été ému par ces quelques mots enthousiastes, presque naïfs, écrits à la main, à destination d'un ami, "fini! ça y est mon vieux! j'ai fini mon bouquin!", ah oui on comprend bien vos voluptés, Clopine et Gustave: le geste mené à son terme, c'est déjà une belle satisfaction.

Posté par Marco, 22 avril 2008 à 21:00

(renseignement pris, la formule exacte de la lettre, c'est: "FINI! Mon vieux!_ Oui, mon bouquin est fini", et il s'agit ni plus ni moins de "L'Education sentimentale", et Flaubert hurle son contentement à Jules Duplan _ mais il vous faudra acquérir le tome 4 de La Pleiade pour pouvoir la lire dans son contexte :)

Posté par Marco, 22 avril 2008 à 21:22

ILV ?

Bah oui, mais qu'est-ce c'est ILV ? On appâte les gens sur clopineries et la suite des clopinettes ?

Bon, il y a un bon polar qui vient de sortir, un truc sur les sectes. C'est "Mon cadavre détale à Darnétal" chez Charles CORLET et c'est en vente chez Virgin et ailleurs.

Posté par Jean, 22 avril 2008 à 21:50

Clopine

Je n'ai pas trouvé Blandine chez ILV, où est-elle ?

Posté par Loïs de Murphy, 23 avril 2008 à 08:47

jean, ILV , c'est "in libro veritas", un site de mise en ligne gratuite de textes pour écrivains amateurs comme moi. Donc il faut taper sur google, une fois dessus taper "Blandine" dans la barre de recherche, normalement ça doit marcher ?

est-ce vous, qui détalez à darnétal ? cela ne m'étonnerait certes pas de vous !

bien à vous

Clopine

Posté par Clopine, 23 avril 2008 à 09:58

il faut taper dans la barre de recherche !

sur in libro veritas, il faut taper sur la barre de recherche. Mais je vais "toiletter" le texte sûrement aujourd'hui : il sera donc indisponible un petit moment, je ne sais pas quand.

merci de votre intérêt, Loïs, mais surtout ne vous croyez obligée à rien, hein. Je suis dans le même sentiment que Flaubert, à l'égard de mes écrits : surtout soulagée d'en être arrivée à bout !

Clopine, très bonne journée à vous

Posté par Clopine, 23 avril 2008 à 10:01

Merci Clopine

Merci Clopine pour le tuyau. En vérité, quoique piètre surfeur, j'ai tapé dans Google ILV, puis Clopine, puis Blandine et je suis tombé sur votre texte tout de suite après avoir écrit mon commentaire qui n'avait pour but que de faire un jeu de mots (laids). Je me réserve un soir au calme pour déguster votre nouvelle. Cela étant, et quoique je comprenne toute la joie que l'on a d'être au bout de l'épreuve, il n'est pas coutume d'écrire fin à la fin... ne serait-ce que pour préserver l'avenir !
Concernant "Mon cadavre détale à Darnétal", c'est bien le mien qui n'arrête pas de crapahuter en Normandie et s'approche dangereusement de chez moi.

Posté par Jean, 23 avril 2008 à 14:54

blandine se fait dévorer par les lions
ce qui n'est pas le cas de saint gustave avec qui on est rarement déçu...je n'achète presque plus que des pléiades...un investissement sur...et ça permet de faire de la place dans la bibliothèque...

Posté par DulcinéePérignon, 25 avril 2008 à 07:38

DulcinéePérignon

d'abord, quand on a un pseudo comme ça (Don Quichotte bourré au champ' !) on est effectivement vouée à descendre avec Blandine dans l'arène, faites attention.

Pour la pléiade, j'ai fait mes petits calculs. Les trois tomes de la correspondance de Flaubert que je dois acquérir coûtent plus de 200 euros. Ca les vaut, c'est cpur, mais faut les sortir n'est-ce pas. A raison d'un par an (faut pas abuser des bonnes choses, c'est mon banquier qui vous le dira), ça devrait m'occuper jusqu'en 2011. mais j'y arriverai !

Par contre, je ne comprends pas votre allusion à la place dans la bibliothèque : jetez-vous les poches, pour conserver les pléïades ? Ah non, n'est-ce pas ?

à vous lire (et merci de passer par ici)

Posté par Clopine T, 25 avril 2008 à 10:10

c'est un calcul simple une pléiade équivaut à au moins dix ou douze livres de poche.J'ai accumulé beaucoup de livre de poches.Que faire des livres de poches accumulés?Les collectionner,les revendre,les donner? dans tous les cas ça fait de la place...je viens souvent vous lire,vous le savez bien,vous êtes ma copine clo...Océaniquement vôtre...A l'est D'EDEL...

Posté par DulcinéePérignon, 25 avril 2008 à 12:16

il y a aussi un marché de l'occasion en pléiade .Je vous conseille d'économiser suffisamment pour en acheter au moins deux ou trois par an et bénéficier de l'offre d'un album de la pleiade...modérer vos achats d'oeuvres nouvelles et impérissable...Attendez leur sortie en poche...

Posté par DulcinéePérignon, 25 avril 2008 à 12:20

Poster un commentaire