Clopineries

J'en suis encore à m'demander après tant et tant d'années à quoi ça sert de vivre et tout à quoi ça sert en bref d'êt'né F. Béranger

16 avril 2008

Timeo Danaos et Donae ferentes

Ca y est ! Le secret est percé, et tout va bien. La grosse peluche encombrante (de la taille d'un gros Saint Bernard quand même)  qui dresse ses oreilles n'est donc pas un âne de Troie, et de son ventre velouté, aucun risque de voir des mauvaises intentions se répandre sur nous. Nous l'acceptons donc volontiers...

Oui, mais voilà. Que vais-je faire de toi, l'âne, grands dieux !? Tu es encombrant, et nous n'avons ici aucune intention de détruire des murailles pour te laisser entrer. Certes, tu es une peluche, et donc destiné a priori à une chambre d'enfants. Mais le seul enfant qui reste encore ici est exactement comme toi : un peu trop grand pour son corps d'adolescent. Et, rien qu'à voir le regard de suprême indifférence (pour ne pas dire mépris) qu'il t'a jeté, hier au soir, aucune chance de l'amadouer. Tu n'est pas assez "seigneur des anneaux", à mon avis, pour avoir le droit de pénétrer dans le Saint des Saints, je veux dire la chambre du jeune échalas. Pas de dada chez les dadais ! Mon pauvre âne, où te caser ? La chambre du grand sert désormais de garde-meubles. La nôtre n'est pas une étable. La salle, la cuisine : impossible, voyons. Me voici comme ces gens, à la Foire Saint Romain, qu'on croise les bras chargés d'une énorme peluche, aux couleurs criardes. Passé le premier mouvement d'envie (ah ! Il y en a qui ont de la chance !) on soupire, soulagé. On n'aura pas ça chez soi... ben si.

Pourtant, je connais des petites filles qui vont t'adorer, c'est certain. Et puis, il faut penser à l'avenir : d'autres enfants viendront peut-être... Allez, c'est décidé : l'alcôve va t'accueillir. Tu devras juste un peu coincer tes oreilles contre les poutres du plafond, c'est  tout. IL ne me reste qu'à soupirer,  virgilienne, qu'il faut craindre ses amis, jusque dans leurs cadeaux... :>))

Sinon,  je me décide enfin : aujourd'hui, je vais un) finir Blandine, deux) travailler sur le texte d'un monsieur mort depuis  longtemps. C'est un texte absolument émouvant, parce que celui qui l'a écrit était un travailleur agricole immigré, autodidacte, solitaire et d'une grande beauté physique et morale. En 1973, année où le texte fut collecté, il avait déjà 75 ans...

Hier au soir, nous recevions des amis de passage, et nous avons sorti les vieux albums photos : L'homme a expliqué les tenants et les aboutissants de cette étrange rencontre, et j'ai relu le texte. Magnifique, vraiment. Du coup, me voici pleine d'ardeur devant le travail à faire... Je suis contente de moi, là.

J'ai tant entendu parler de cet homme qu'il est devenu mythique, un peu. Et si nous avons donné à notre fils trois prénoms, en mélangeant à dessein les trois grands religions monothéistes (un prénom juif, un prénom chrétien, un prénom musulman) et en croisant les doigts, à défaut de prier dieu, pour  qu'il devienne athée, le prénom "arabe" a été choisi en pensant à l'auteur de "l'étrange demoiselle Picata". Je vais mettre en ligne le texte, après l'avoir retravaillé un peu - ne changeant rien, mais "mettant en forme" et dépoussiérant, quoi. Ceux qui auront le courage de le lire, et qui voudront ensuite en savoir plus, n'auront qu'à me contacter ici même, n'est-ce pas ?

à plus !

Clopine

Posté par ClopineT à 09:58 - Petites histoires de blogs - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

C'est sûr que s'il s'agit bien de ce que je pense, on va, dorénavant, avoir du mal à faire descendre les petites filles de l'alcôve.

Posté par Dark Pioupiou, 17 avril 2008 à 21:23

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