Clopineries

J'en suis encore à m'demander après tant et tant d'années à quoi ça sert de vivre et tout à quoi ça sert en bref d'êt'né F. Béranger

15 février 2008

Avoir l'âme Chevillard ?

J'ai craqué. Dans les deux sens : émotionnellement, et j'ai fait chauffer ma carte bleue, un peu trop comme d'hab", la pauvre s'amenuise de jour en jour et une petite fumée, pfff, s'en échappe. La voilà aplatie, bah, nous sommes le 15, plus que 15 jours à tenir avec des nouilles...

Pourtant, les livres de Chevillard ne sont pas chers du tout. 8 euros en moyenne, peut-être. Mais voilà :  je les ai tous achetés d'un coup. Zou.  Mamma mia.

C'est à cause de son blog, l'autofictif. J'y vais tous les jours, en ressors régalée, là aussi dans les deux sens du terme : cadeau et gastronomie.

Dans la folie douce de Chevillard, dans son ironie, cette manière si particulière d'être au monde, certes, mais à une distance respectable, dans ce constant détournement des valeurs qu'il pratique, dans cette dérision, je vois une terrible élégance...

Dans une vie antérieure, j'ai déjà succombé à ce type particulier de "quant-à-soi". Quelqu'un de si irréductiblement lui-même, opposant au monde un regard particulier, qu'on pouvait croire diminué mais qui  était en fait plein d'acuité, que j'en étais tombée amoureuse. Quand ce type de regard-là sur le monde s'appuie sur de la culture, des connaissances, une sensibilité certaine et de l'humour, crac, je craque...

Bon, faut pas idéaliser non plus, hein. Les gens qui possèdent cette distance critique au monde sont souvent insupportables, égoïstes, bourrés de manies, vieux garçons, sentent parfois le renfermé et sont aussi plaisants qu'un hérisson apeuré (tiens, un des bouquins que je viens d'acheter parle  de hérisson, cqfd). On revient de tout : je me suis dégagée de l'emprise  du Chevillard de ma vie réelle, parce qu'il ne savait pas aimer. Mais si je pouvais retrouver les qualités qui m'attirent tant chez le Chevillard écrivain, j'aurais fait une bonne affaire, ce matin...

Clopine

PS : ça y est, j'ai modifié l'épilogue de la petite fable express et moderne à la fois. Cette fois-ci, je n'y touche plus. Mais je dois dire que je suis très émue à l'idée que peut-être, ce texte va servir à un atelier-théâtre; si c'est le cas, merci de m'en dire un peu plus sur le dit-atelier. Clopine

Posté par ClopineT à 11:37 - Petites histoires de blogs - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

Merci je ne connaissais pas son blog.

Posté par Loïs de Murphy, 15 février 2008 à 12:41

pas mieux dit, bien vu... Juste un truc, ce qui me plaît chez Chevillard, par rapport aux autres "drôles" de Minuit (Gailly, Echenoz...), c'est qu'il est un petit peu plus proche de l'égoïsme que les autres, sans entrer tout à fait dans la pièce. Je reviendrai avec grand plaisir sur ton blog...

Posté par yibus, 16 février 2008 à 03:49

Quand vous voulez, petit Yibus (je dis "petit" en référence à la "guerre des boutons", mais si vous mesurez plus d'un mètre quatre vingt, vous êtes le bienvenu aussi), les amis de Chevillard sont mes amis.

Clo

Posté par Clopine Trouille, 16 février 2008 à 10:10

alors je suis ton ami amie?

Posté par leo nemo, 16 février 2008 à 22:32

ben.... euh.... Oui

Clo

Posté par Clopine, 18 février 2008 à 09:10

à La Havane aussi?

Posté par leo nemo, 18 février 2008 à 22:04

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