18 janvier 2008
On en a du mal...
Si tout va bien, je devrais finir ma nouvelle aujourd'hui. Mais pour la seconde fois, je me heurte à une difficulté. (enfin, vous me direz, si ce n'est qu'UNE difficulté, faut que je m'estime contente !), je veux dire une "nouvelle" difficulté : je suis en train de ramer entre ce qu'il faut "expliquer" pour que la nouvelle tienne debout, même s'il n'est pas question de réalisme : je ne veux pas que le lecteur "sorte" de la lecture pour vérifier que tel truc est vraisemblable et cohérent : expliciter, quoi, et et c'est très chiant mais inévitable à faire. Et puis tout d'un coup c'est comme si les petits personnages créés se mettaient à se révolter, à me dire "bon on s'en fout que ton héroïne monte ou non un escalier, là, l'important bon sang c'est autre chose, arrête de pignoter comme ça", ils se mettent à avoir des exigences, me presser : et ils me flanquent des remords. J'en ai déjà abandonné tant, de mes héros de papier, dans des situations parfois si inconfortables !
J'essaie de finir aujourd'hui, et si j'y arrive, je m'accorde des loisirs ce week-end. Une sortie solitaire et rouennaise, je retournerai voir mon petit singe du Palais de Justice et irai au cinéma, na...
Clopine, allez, zou.
Commentaires
Aller Zou!
obstine-toi. c'est souvent qu'il y a un palier à franchir. ça coince, ça coince et on trouve la solution. et la solution est parfois de ... couper.
COURAGE!
Vazàrouen
Et pour que la journée de Rouen soit bien pleine, un samedi ou un dimanche, allez donc voir le film "la graine et le mulet".
Puis faites un long billet à votre façon, sans trahir l'histoire pour ceux qui n'ont pas vu.
Voilà un beau programme.
Dire ou ne pas dire
Désolé pour Clopine dans la difficulté bien sûr, mais soulagé _ presque heureux_ de voir qu'on est confronté à des problèmes comparables (à lire certains autres qui semblent avoir résolu le problème des personnages une bonne fois pour toutes _ "les personnages? pffff, c'est fini depuis longtemps, ça..." parfois je désespère un peu): eh bien oui, trop d'explicite étouffe, trop d'implicite s'évapore... Pour trouver l'équilibre, autant écouter tes personnages revendicatifs, ils me paraissent être de bon conseil :)
[PS: tiens, Pibole parle des personnages aussi aujourd'hui, et il se trouve que j'ai prévu de parler de mes amis les personnages secondaires ce week end... étranges communautés de pensées hasardeuses...]
Ben ouais, y'a ce problème là, et puis un autre encore, je ne sais si vous le ressentez itou : une sorte de "peur de finir", une appréhension à terminer, comme si, une fois le mot "fin" écrit ou simplement prononcé, définitivement, l'objet qui sera devant vous ne vous appartiendra plus. Et sera, ça se trouve, épouvantablement laid à regarder !
Bon je fais n'importe quoi pour NE PAS m'y mettre, en fait; mais ce n'est pas grave : ma tête fonctionne toute seule.
Moi, j'ai quelquefois ce problème : ne pas pouvoir choisir entre deux versions d'une phrase, voire d'une ponctuation.
Ça m'est arrivé un jour avec des points de suspension !
L'appréhension de la fin, non. Celle de la faute qui m'a échappé, et que tout le monde verra, oui.
Quant à l'objet qui ne nous appartient plus, c'est ça la vie d'un texte. Mais franchement, autant voir des lecteurs vous faire découvrir ce que vous ne saviez pas avoir mis est un bonheur, autant en voir vous lire de travers si pas à l'envers est une colère. Là, je renvoie à ma dispute (close) avec Ramiel sur la RDL.
Salut Clopine,
Aujourd'hui, un lecteur de mon manuscrit m'a sorti que mes personnages :
1) explicitaient trop, dans le sens de donnaient au lecteur certaines informations de façon frontale alors qu'il aurait fallu les délayer discrètement genre les faire passer dans un dialogue (ce que j'ai fait, mais apparemment pas assez)
2) que deux de mes trois narrateurs étaient trop manichéens. Pourtant je me suis inspirée de très près de gens réels, mais faut croire que c'est raté.
Bref, ce soir, les personnages, moi, j'en ai ma claque...!!!
Courage Clopine
Courage avec cette nouvelle. Laisser reposer quelques jours, même si près du but, souvent la distance tire du pétrin. On peut avoir une illumination (si si, je ne plaisante pas). Semer des indices plutôt que d'expliciter permet de s'en sortir. Mais bon. Facile à dire, plus difficile à faire.
JD, j'aimerais bien lire quelque chose de vous, histoire de savoir si j'y verrai autre chose que ce que vous y avez planté.
Galadrielle, quelle chance d'avoir des lecteurs de manuscrit à votre disposition, et sincères de surcroît. Oui c'est une chance, même si, comme pour l'alcool, il ne faut en user qu'avec modération !
Bon dimanche à vous deux, moi je file chez les Papous. Et je mets en ligne ma nouvelle nouvelle, réussie ou ratée, demain.
Clo
Chère Clo,
Où peut-on vous lire ? J'aime assez votre coup de patte dans vos "posts" pour être curieux de vos nouvelles.
Bien à vous,
LEM
Tiens, j'ai le même problème avec une de mes nouvelles, je suis à deux doigts de la jeter !
Alors, qu'êtes-vous allée voir au cinéma ce week-end ?
réponse à Lem :
j'ai "Françoise Guérin", "mot compte double", et il y a tout plein d'écrivains là-bas,comme Désirée Boillot etc.. Sur le site "in libro veritas", mais faut chercher un peu, c'est sans doute là que je vais poster la petite dernière. Sur le site "écrits... vains" aussi, ou j'ai été cooptée. Bref, comme partout où les apprentis écrivains vont et viennent. Et puis les "chroniques potagères et brayonnes", et les "petites histoires de ma grande soeur", et les "petites histoires d'animaux", sont en lien ici même, en cliquant à gauche.
Merci de votre intérêt, en tout cas.
Clopine
(Pour Loïs : j'ai été voir "4 minutes", mais ça durait plus que ça. J'en reparle plus tard!)

